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EDITO

Les étudiants et les étudiantes veulent plus que des pansements !

Mardi, le 26 janvier,  avait lieu partout en France des mobilisations pour un renforcement des moyens dans l’éducation nationale et dans l’enseignement supérieur et la recherche !

Partout en France, aux côtés des syndicats professionnels, les étudiants et les étudiantes sont descendus par milliers dans la rue, au sein des cortèges jeunes, pour défendre leur droit à étudier et à vivre dignement. 

Force est de constater que les annonces de Frédérique Vidal et d’Emmanuel Macron n’ont pas fait faiblir la mobilisation entamée la semaine dernière et appelée par les organisations étudiantes et de jeunesse, rassemblées à l’initiative de l’Union des étudiants et étudiantes communistes. 

Cette date jeunes du 20 janvier  imposée dans le paysage politique et médiatique a poussé le Gouvernement à réagir ! Des tickets U à 1€ pour l’ensemble des étudiants et étudiantes, un retour en présentiel à 20%. 

Ces annonces constituent une première victoire ! C’est la première fois depuis bien longtemps que le Gouvernement lâche du lest au lendemain d’une mobilisation, encore plus une mobilisation d’une partie de la jeunesse. 

Pourtant et si ces annonces constituent une première victoire, elles restent insuffisantes et ça nous l’avons bien compris. En effet, la moitié des restaurants universitaires sont fermés, la plupart des étudiants et des étudiantes ne vivent pas à côté d’un  resto-U ; Le côté facultatif du retour en présentiel une fois par semaine laisse à la fois dans l’incertitude les étudiants et les étudiantes, mais également les Universités qui sont dans l’incapacité de l’organiser avec d’une part aucune consigne claire ni aucun moyen supplémentaire pour le mettre en oeuvre. 

La précarité étudiante n’est pas une fatalité et ne se règlera pas à coup de tickets repas ! 

C’est bien un plan de lutte pour enrayer la précarité étudiante qu’il faut mettre en place : l’instauration d’un revenu étudiant, au-dessus du seuil de pauvreté, et financé par une nouvelle branche de la sécurité sociale est une nécessité. 

Avant la crise 20% des étudiants et des étudiantes vivaient déjà sous le seuil de pauvreté, la moitié était déjà dans l’obligation de se salarier pour financer ses études. Les jobs étudiants sont par définition précaires (conditions de travail, horaires, salaires) et sont un frein à la poursuite des études dans la mesure où ils ne permettent pas de se consacrer pleinement à la formation. 

Aujourd’hui, près de 450 000 étudiants et étudiantes ont été dans l’obligation d’arrêter leurs études depuis le début de la crise. Si la précarité étudiante peut en partie expliquer cela, la fermeture des universités depuis près d’un an est l’autre bout du problème. Aujourd’hui, le retard accumulé est énorme,  le Gouvernement ne met rien en place pour y remédier. La formation des travailleurs et travailleuses de demain est dégradée. 

L’ouverture des universités, dans le respect d’un protocole sanitaire, est une urgence, tant pour les étudiants et les étudiantes que pour le pays. C’est en y mettant les moyens, en recrutant des enseignants et enseignantes, en titularisant les contractuels, en mettant à disposition des locaux et en construisant de nouvelles infrastructures qu’on y parviendra. 

Encore faut-il en avoir la volonté. Le Gouvernement semble peu disposé à former convenablement les travailleurs et les travailleuses de demain, que ce soit en leur assurant la sécurité de leur formation via l’instauration d’un revenu, ou bien en leur  permettant  de  s’asseoir sur les bancs des universités. 

Les étudiants et les étudiantes sont de nouveau appelé·e·s par les organisations étudiantes et de jeunesse à battre le pavé avec l’ensemble de la jeunesse,  le jeudi 4 février, aux côtés des syndicats.