Rédaction | Avant Garde
EDITO

Nos luttes ne prennent pas de vacances

Face à la situation catastrophique due à l’inflation et aux politiques menées dans les universités, l’UEC s’engage de nouveau pour obtenir un meilleur avenir pour les étudiantes et étudiants. En effet, l’absence de réponse satisfaisante nous a poussés à nous adresser directement à la ministre à travers une lettre

« Pour chacune et chacun d’entre nous, nous voulons un avenir meilleur et la possibilité d’étudier dans les meilleures conditions possibles. Afin, à terme, d’avoir la jeunesse la mieux formée pour faire face aux prochains défis socio-économique et écologique qui nous font face. Par cette lettre, nous ne souhaitons pas vous étaler une vision misérabiliste des étudiantes et étudiants. Il s’agit bien de remettre au cœur de nos discussions un problème de fond qui impacte l’ensemble de la société. »

Depuis trop d’années, l’enseignement supérieur et la recherche subissent des processus de transformation violents qui impactent l’ensemble des travailleuses, travailleurs et usagères, usagers de ce service public. La mise en concurrence et la libéralisation ne mettent pas dans la bonne direction l’enseignement supérieur pour répondre aux défis de demain. 

Pour aller dans le bon sens, il faut faire demi-tour et revenir sur des années de réformes qui n’ont fait que gangrener l’université. Il n’est pas possible que les universités se retrouvent à devoir faire le choix entre mettre le chauffage et garantir tous les modules de cours. Pourtant, c’est bien les choix face auxquels se trouvent les établissements pour la rentrée. 

Nous ne pouvons pas former de la meilleure des façons si les conditions matérielles et humaines ne sont pas mises en œuvre. 

Pour tout cela, nous attendons une réponse de la ministre, le plus rapidement possible. La pause estivale ne signifie pas une pause dans la mise en place des politiques libérales. Bien au contraire. Nous avons deux mois pour préparer une riposte à la hauteur des enjeux de société qui se dressent devant nous.