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#ONBOUGELE12 Entretien avec Lila Le Bas, présidente de l’UNEF

Afin de préparer la rentrée, petit tour d’horizon des organisations de jeunes et des syndicats lycéens et étudiants. Aujourd’hui entretien avec Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF.

Peux tu présenter ton organisation ?

L’UNEF, c’est l’Union Nationale des Etudiants de France, c’est un des principaux syndicats étudiants de France. Il est présent dans toutes les universités pour pouvoir informer, défendre et organiser les étudiants ainsi que la solidarité sur les campus.

Que retires tu de la nouvelle donne politique ?

Ce qu’on voit, c’est qu’il y a une vision particulièrement rétrograde des jeunes. Toutes les politiques annoncées depuis le début de ce quinquennat sont particulièrement inquiétantes pour les jeunes. C’est un ministère de la jeunesse qui disparaît. C’est l’annonce d’un service militaire obligatoire comme s’il fallait rééduquer une jeunesse en manque de cadre.

A côté de ça c’est les préoccupation étudiantes qui ne sont pas le radar du gouvernement. La seule fois où la précarité a été mentionné c’était pour réduire les APL de 5€.

C’est une rentrée qui s’annonce particulièrement complexe pour les étudiants. Encore 3000 bacheliers sont en attente d’affectation pour la rentrée universitaire. Cette rentrée se fait encore sous le signe du manque de moyen à l’université et donc de la dégradation des conditions d’études.

La précarité étudiante augmente, le coût de la vie étudiante augmente ainsi de près de 2% soit trois fois plus vite que l’inflation. Les étudiants sont donc obligés plus que jamais de se salarier pour financer leurs études. Il existe donc une réelle inquiétude sur les politiques mises en oeuvre à destination des jeunes et plus particulièrement des étudiants pour ce qui nous concerne.

C’est inquiétude est d’autant plus vive que la loi travail vient prolonger cette logique. Pour le gouvernement, les jeunes doivent être précaires, c’est un passage obligé, de l’entrée dans l’enseignement supérieur jusqu’à l’insertion professionnelle. Cette loi travail vient dégrader durablement les conditions d’insertions professionnelles des étudiants, des jeunes mais également leurs conditions de vie.

Quel est le programme d’action pour la rentrée ?

Informer l’ensemble des étudiants de l’analyse qu’on a. Nous en tant que jeunes on refuse d’être une variable d’ajustement que ce soit à l’entrée de l’enseignement supérieur, pendant nos études, ou après quand le diplôme est enfin obtenu et qu’on doit s’insérer professionnellement.

Plus simplement on fera entendre nos revendications. La première date, c’est le 12 septembre contre la loi travail. Nous seront attentifs aux dégradations des conditions d’études, université par université.

Si à la fin du mois de septembre, des étudiants sont toujours en attente d’inscription, nous apporterons directement les dossiers à la ministre. Cette dernière doit prendre ses responsabilités et leur garantir une inscription dans l’enseignement supérieure.

Plus largement nous saisirons tous les moyens à notre disposition pour se faire entendre. Nous préparerons notamment la bataille contre la sélection à l’entrée de l’université. Il y a actuellement des concertations avec le ministère qui nous parle de prérequis. Pour nous il s’agit actuellement clairement d’une sélection qui ne dit pas son nom.

Nous allons donc faire de la pédagogie auprès des étudiants sur ce qui les entends et se préparer à se mobiliser dès les premières semaines de la rentrée.

Le 12, Dans la rue ?

Oui, nous appelons les étudiants à se mobiliser notamment à travers l’appel de l’inter-orga jeunes.

Rédaction
Rédaction
Collectif de rédaction d'Avant Garde