Paix pour toutes !

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Paix pour toutes !

En ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, les Jeunes Communistes de Haute-Garonne ont choisi, en lien avec l’actualité, de mettre en lumière la situation particulière des femmes dans les différents conflits qui s’abattent sur les populations du monde entier et de rappeler l’engagement des communistes pour l’unité dans la lutte des classes.

Que ce soit en Palestine, au Haut-Karabagh, ou en Ukraine, la guerre est à l’ordre du jour. Entre les déplacements forcés des populations, les bombardements massifs sur des habitations, des écoles et des hôpitaux, les nombreux massacres perpétrés, chaque jour a son lot de sombres nouvelles provenant de l’international.

Pendant que les capitalistes, et leur allié de toujours qu’est l’extrême droite, se frottent les mains, nous menons la lutte en faveur de la paix et de l’unité des classes opprimées.

Les femmes sont les premières victimes de la guerre.

Si au siècle dernier les militaires représentaient la majorité des morts dans les conflits, de nos jours, on estime que 90 % sont des pertes civiles, principalement des femmes et des enfants. Les travailleurs et travailleuses envoyés à la mort pour les intérêts de quelques-uns voient aujourd’hui leurs sœurs, leurs aîné·e·s, et leurs enfants, périr sous les bombes ou être massacrés par les soldats.

À cela s’ajoutent d’énormes régressions de la condition des femmes, si les balles ne font pas de distinction entre les sexes, les hommes s’en chargent.

En Ukraine nous avons pu constater l’enlèvement et la vente aux réseaux de proxénétisme de nombreuses femmes qui fuyaient les bombes. À Gaza, en ce moment même, plus de 50 000 femmes enceintes se retrouvent privées des soins nécessaires à leur condition. Du monde entier nous viennent des témoignages et des éléments prouvant que le viol et les violences sexuelles sont toujours utilisés comme tactique de guerre par les différentes forces armées, ce sur quoi l’ONU Femmes a déjà alerté plusieurs fois, mais sans effets.

Ces actes de viol et d’esclavage sexuel constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, nous nous devons de les dénoncer.

Parce que la guerre est l’ennemie des femmes, il nous a alors semblé nécessaire, en cette journée de lutte féministe, de porter un message de paix.

C’est donc derrière les mots d’ordres “Paix pour toutes, de la France à Gaza” ou encore “Femmes, prolétaires, toutes contre la guerre” que nous avons pris part à la manifestation toulousaine du 25 novembre. Un appel à la fin des conflits, à la solidarité internationale, et une démonstration claire de notre engagement dans la lutte pour la libération des femmes, contre le capitalisme et contre l’extrême droite sous toutes ses formes.

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes. 

Un appel à la paix qui nous concerne toutes et tous, car si la guerre est en effet l’ennemie des femmes, elle est aussi l’ennemie de l’ensemble des travailleurs.

Contre la guerre et pour la révolution sociale, depuis plus de cent ans les voix des militantes et militants des Partis communistes du monde entier s’élèvent pour exiger la fin des conflits et dénoncer les capitalistes, l’extrême droite, et tous les opportunistes qui tirent des profits de l’envoi des travailleurs à la mort.

La guerre sert les intérêts des industriels de l’armement notamment qui vendent des armes et profitent de la situation extrême pour conserver et consolider le capitalisme par une exploitation de plus en plus forte des travailleuses et travailleurs.

Femmes, vie, liberté !

Le soir du 25, après la manifestation, nous organisions un ciné-débat autour du documentaire de Mylène Sauloy “Kurdistan, la guerre des filles” centré sur les combattantes des Unités de Protection de la Femme Yekîneyên Parastina Jin (YPJ), organisation exclusivement féminine liée aux Unités de Protection du Peuple Yekîneyên Parastina Gel (YPG) et au Parti des Travailleurs Kurdes Partiya Karkerên Kurdistan (PKK).

Un film important qui met en lumière le véritable combat pour la liberté des femmes et du peuple par ces organisations considérées comme terroristes par une grande partie de la communauté internationale.

On y voit des combattantes formées politiquement sur la lutte des classes et le féminisme, inspirées par leurs lectures de Clara Zetkin, Rosa Luxemburg et Emma Goldman. Loin des clichés véhiculés par la propagande réactionnaire, ces femmes sont pour nous des exemples par leur détermination sans faille. Elles qui luttent au quotidien, armes à la main contre l’extrême droite fondamentaliste islamiste et les armées de la Turquie de Recep Erdoğan. Elles qui s’organisent, se forment et remettent en question tant la domination masculine que la masculinité en elle-même en proposant notamment des formations de plusieurs mois aux hommes volontaires.

C’est sur ce documentaire instructif que nous avons mis fin à cette journée placée sous le signe de la lutte internationale pour la libération de la femme et du prolétariat. Une journée riche en enseignements pour les camarades et personnes présentes qui ont pu réaliser la portée de nos luttes et de nos revendications.


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