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INTERNATIONAL

Palestine : le cessez-le-feu enfin, la colonisation encore

Vendredi, un cessez-le-feu a été annoncé après deux semaines de bombardements d’Israël sur Gaza qui ont fait 260 morts et des milliers de blessés.

Des milliers de blessés, des centaines de morts côté Palestine

Gaza, qui vivait sous blocus dans des conditions extrêmement rudes, a été bombardée et partiellement détruite. 60 000 personnes se retrouvent sans domicile. À l’origine de ces violences, l’explosion de colère du peuple palestinien suite à l’expulsion de familles de Jérusalem et l’invasion militaire de l’esplanade des mosquées.

Les différentes déclarations de victoire sont particulièrement mal venues compte tenu du grave bilan humain de ces deux semaines sanglantes.

Presque pas de réaction internationale

Les réactions internationales se sont fait attendre. La position des États-Unis est elle plus contradictoire, malgré le financement par milliards d’euros de l’armée israélienne, le président Joe Biden a promis d’apporter une aide financière à la reconstruction de Gaza. 

Le cessez-le-feu a mis fin au massacre. L’annonce de celui-ci serait-elle synonyme d’un « retour à la normale » qui signifierait le retour du silence de la communauté internationale sur les violences commises par l’État israélien ? Ce serait la continuation de la colonisation de la Palestine par Israël.

Une occupation et une colonisation persistantes

L’occupant n’a pas attendu plus de 3 jours pour faire de nouvelles démonstrations de force. L’armée israélienne a de nouveau fait preuve de violences sur l’esplanade de la mosquée Al Asqa, à peine quelques heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Une opération massive d’arrestation de Palestiniens et de Palestiniennes vivant en Israël a immédiatement commencé. Environ 1500 militants et militantes de la paix auraient été arrêtés ou kidnappés chez eux pour s’être mobilisés en faveur de la justice ces dernières semaines. 

Ces arrestations ont eu lieu principalement dans les villes connues pour leur mixité comme Lods ou Haïfa. Ces méthodes autoritaires rappellent celles déjà appliquées dans les territoires palestiniens. La répression politique a l’égard d’une seule catégorie de population confirme encore la situation d’un état d’apartheid.En France, le camp de la démocratie et de la liberté compte bien continuer la mobilisation pour une paix juste et durable en Palestine. Le mouvement jeunes communistes de France appelle à continuer et à amplifier les mobilisations de soutien au peuple palestinien et pour la paix. Il demande notamment des sanctions économiques, la reconnaissance d’un Etat palestinien par la France sur les frontières de 1967 et la libération de Marwan Barghouti et des prisonniers politiques.

Rédaction
Collectif de rédaction d'Avant Garde