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EDITO

Parcoursup 2021 : on arrête quand les frais ?

Jeudi 27 mai, les premiers résultats de Parcoursup tombaient. Les candidats et les candidates à l’enseignement supérieur peuvent désormais consulter la plateforme et savoir si leurs vœux ont été acceptés, refusés ou s’ ils sont sur liste d’attente.

Ces derniers et dernières devront attendre jusqu’au 14 juillet un éventuel désistement pour espérer intégrer la formation de leur choix. Chaque année, ce sont des centaines de milliers de jeunes qui voient leurs rêves et aspirations brisées par la machine à sélection sociale qu’est Parcoursup.

Avec l’arrivée de la plateforme et avec elle l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université, des milliers de jeunes se sont retrouvés dans des filières qu’ils et elles n’avaient pas choisies, provoquant une orientation par défaut.

De fait, le nombre d’étudiants et d’étudiantes en réorientation augmente chaque année. Aujourd’hui des centaines de milliers d’étudiants et d’étudiantes attendent de savoir si leur demande de réorientation a été validée ou non et espèrent intégrer la filière de leur choix.

De plus, le nombre d’étudiants et d’étudiantes en situation de décrochage ne cesse d’augmenter. Si cette année a été particulièrement rude pour les étudiants et les étudiantes avec l’instauration des cours à distance, le poids de la sélection sociale et l’orientation forcée ont participé au décrochage massif d’un sixième des étudiants et des étudiantes.

Le Gouvernement est pleinement responsable de cette situation, plutôt que de sélectionner à tour de bras, il faut permettre à chaque jeune d’accéder aux études de son choix. Cela passe par mettre des moyens sur la table pour ouvrir des places et des formations sur tout le territoire, mais aussi mettre en place un service public de l’orientation tout au long de la scolarité, y compris dans l’enseignement supérieur et la recherche.