Rédaction | Avant Garde
EDITO

Que fait Jean-Michel Blanquer ?

Pour répondre d’emblée à cette question : rien. “Je n’ai rien vu, rien entendu et je ne parlerai pas”. Voici ce qui semble être la nouvelle devise de Jean-Michel Blanquer.

Cette rentrée scolaire restera dans les annales comme étant l’une des plus catastrophiques. Jean-Michel Blanquer vient de battre son propre record de nullité. Pourtant la concurrence était rude mais là, il n’y a pas photo. 

En moins d’une semaine, près de 10 000 classes ont fermé à cause de la pandémie. Les files d’attente devant les pharmacies comptent parfois plusieurs dizaines de jeunes attendant de se faire tester. La situation est telle qu’elle est devenue ingérable et qu’il n’y a plus assez de tests. 

Aucun problème pour le Gouvernement, Jean Castex a annoncé qu’un simple autotest ou plus précisément une attestation sur l’honneur d’avoir fait trois autotests suffirait à dire qui est contagieux et qui ne l’est pas. 

Les résultats de cette “non-gestion” sont catastrophiques. Il n’existe pas en France le moindre établissement scolaire où il y a une classe sans aucun absent. Les classes ferment les unes après les autres et encore, lorsque ce n’est pas l’ensemble de l’établissement qui est fermé faute de personnel. Et tout ça en moins de deux semaines ! 

Depuis un moment on avait le sentiment que l’exécutif n’avait pas l’air de maitriser ce qu’il se passe mais là c’est une garantie. En réaction à cette situation catastrophique, l’ensemble du corps éducatif – bien plus responsable que leur ministre – a décidé de prendre les devants en lançant un appel à la grève. 

Cette grève, c’est un ras-le-bol général vis-à -vis de la politique gouvernementale depuis le début de l’épidémie. Les français s’accordent tous pour remercier le dévouement sans faille des enseignants, et pourtant, le gouvernement n’agit pas. 

Pire, les protocoles n’en ont que le nom, et deux ans après le début de la pandémie, rien n’a été fait pour changer les choses. Les classes sont toujours surchargées, aucun poste d’enseignant n’a été créé, les enseignants n’ont pas de masques FFP2, il n’y a pas suffisamment de capteurs de CO2  dans les établissements et comme si cela ne suffisait pas, le gel du point d’indice reste gelé. Ce n’est plus de l’incompétence à ce niveau là mais de l’irresponsabilité. 

Contrairement à ce qu’a annoncé Jean-Michel Blanquer, les enseignants ne font pas grève contre le virus mais bien contre la politique du ministère de l’éducation nationale. Nous ne pouvons que partager ce constat et être solidaire de cet appel à la grève. 

Un conseil pour Jean-Michel Blanquer, désormais, le mieux qu’il reste à faire c’est d’augmenter les salaires, recruter des enseignants, leur permettre d’exercer dans de bonnes conditions et puis démissionner. 

Pour les autres, rendez-vous dans les cortèges syndicaux ce jeudi !