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Saisonniers: les conséquences de la crise

Les emplois saisonniers concernent de nombreux jeunes, notamment les étudiantes et étudiants pendant la période estivale qui cherchent des jobs d’été. Cela peut prendre la forme de contrats de missions (interim) ou de CDD. Pendant le confinement, nombre de ces contrats ont été annulés ou non renouvelés. Ce sont 500.000 emplois qui ont disparu au premier trimestre.

Le travail saisonnier représente plus d’un million d’emplois pour les années 2018 et 2019 dont la moitié dans les secteurs les plus touchés par la crise. Il s’agit notamment des secteurs de la restauration, de l’hébergement et du divertissement. Soit les premières activités à avoir dû arrêter et les dernières à pouvoir reprendre.

Pendant la période des vacances d’été, ce sont des secteurs qui tournent à plein et pour certains une part importante du chiffre d’affaire annuel. Ces activités ont certes repris, mais dans des conditions restrictives qui changent les manières de travailler, notamment le respect des règles sanitaires dans la restauration.

La plateforme d’interim Qapa enregistre même à la veille de l’été une inscription plus importante d’étudiantes et étudiants alors que côté entreprise il n’y a que très peu de demandes. Du côté de Pôle emploi on enregistre une chute de 63% des offres d’emploi saisonnier au 30 avril. D’après Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie – saisonniers, seulement 75% des saisonnier de ce secteur pourraient trouver un emploi cet été.

En dehors des jobs étudiants, se pose également la question de l’assurance chômage. Il existe en effet un certain nombre de saisonniers dont cela représente la principale activité. Pour eux se pose donc le problème de l’acquisition de droits durant la période de confinement et en attendant un emploi et de leur indemnisation qui pourrait s’abaisser à 75% de ce qu’ils touchent actuellement si la réforme de l’assurance chômage s’appliquait en septembre.