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INTERNATIONAL

La situation actuelle à Chypre

Traduction d’un article des jeunes communistes de Chypre paru dans le bulletin de la fédération mondiale des jeunesses démocratiques.

Les mois se suivent et toujours pas de progrès à l’horizon dans la reprise des discussions pour régler la question chypriote. Non seulement aucun progrès n’apparaît, mais le président Anastasiades prouve chaque jour qu’il essaie d’annihiler tout espoir de libération et de réunification de notre patrie. La récente régression ne peut s’expliquer autrement.

Les espoirs qui était nés en juin 2017 à Krans Montana, nous ont graduellement menés vers une complète stagnation. Le président Anastasiades ne se contente pas d’éviter habilement la continuation des négociations sur les principes exprimés par Guterres (NdT : le secrétaire général de l’ONU), mais il trouve aussi des moyens de nous ralentir dans tout le processus. Dernièrement, il a décidé d’accuser le Secrétaire Général de l’ONU d’avoir perdu un document soi-disant officiel du 4 juillet 2017 à Krans Montana.

Or, le seul document officiel dans cette période date du 30 juin. De telles circonvolutions de notre côté consolident la mise en œuvre de l’occupation et renforce l’idée de partition. C’est pourquoi, si les dirigeants ne veulent pas la destruction de notre patrie, il est temps d’en finir avec leurs dangereuses acrobaties et de travailler sérieusement à la reprise des négociations.

Le « développement » des passeports

(Ndt : le gouvernement chypriote a mis en place une politique « passeport contre investissement » qui permet à toute personne investissant 2,5 Millions d’euros sur l’île d’obtenir un passeport).

Sur le front de l’économie, le gouvernement continue de défendre et de mettre en œuvre des politiques néo-libérales avec un seul objectif : enrichir une minorité au détriment de la majorité.

Cela résulte aussi de la vente de passeports sans contrôle substantiel, un processus qui enrichit une poignée de promoteurs et de cabinets juridiques, dont des membres de la familles du Président de la République lui-même. En même temps à Limassol, la multiplication d’immeubles dédiés à la vente de passeports contribue à la hausse généralisée des loyers. Les pauvres sont sacrifiés sur l’autel d’un développement artificiel et sans précédent pour rendre les riches plus riches.

Les mobilisations lycéennes et étudiantes sont une lueur d’espoir

Au milieu de ce flux de politiques impopulaires, la récente mobilisation du PSEM (Conseil Panchypriote de Coordination Lycéenne) et de la POFEN (Fédération Panchypriote des Unions Étudiantes) est un exemple à suivre. La jeunesse du pays prouve son intransigeance vis-à-vis des politiques anti-jeunes qui sont engagées.

La présence de milliers de lycéens et d’étudiants lors de la mobilisation devant le ministère de l’Éducation était une grande claque contre l’application des examens semestriels, contre la diminution du budget des bourses aux étudiant·e·s, contre le coût élevé des études. La dernière mobilisation n’est certainement pas le bout du chemin mais ce n’est qu’avec un esprit combatif que nous pouvons espérer des jours meilleurs pour la jeunesse et notre peuple en général.

Renforcer le mouvement étudiant PROODEFTIKI aux élections

Dans les jours à venir se tiennent des élections des conseils étudiant pour la POFEN à Chypre, en Grèce et à l’étranger. Proodeftiki SM se lance à nouveau dans ces élections avec la volonté de défendre les conquêtes étudiantes, mais aussi de conquérir les études et la vie que nous méritons.

Proodeftiki SM est le seul parti à avoir constamment et vigoureusement résisté aux politiques anti-étudiants promues par le gouvernement. Il a prouvé qu’il était le seul choix possible pour les étudiants qui veulent commencer et achever leurs études dans la dignité. Il est aussi le premier pôle de démocratie contre le néo-fascisme et l’intolérance cultivés par les organisations étudiantes d’ELAM (Parti Nationaliste) et EFAEFP (Association des Organisation des Étudiants Nationalistes).