Affiches des films
CULTURE

Les sorties cinéma de la semaine

Cette chronique a pour but de présenter chaque semaine les films qui vont sortir sur grand écran. Les longs-métrages présentés n’ont pas encore été vus en salle mais feront pour certains l’objet de critiques ultérieurement. L’auteure ne fait que donner son avis personnel construit à partir du synopsis et de la bande annonce. Des erreurs de jugement peuvent donc être commises.

A NE PAS MANQUER

Everybody knows

DRAME – “A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.”

Présenté en film d’ouverture au Festival de Cannes “Everybody knows” est le dernier film d’Asghar Farhadi a qui on doit Le Client et Le Passé. Il s’essaye alors au thriller psychologique sur fond d’enquête policière mais toujours en mettant en scène des personnages simples qui se retrouvent dans des situations de conflit. Pour la première fois Farhadi tourne en espagnol avec la crème du cinéma espagnol: Penelope Cruz et Javier Barden. On peut donc s’attendre à de belles performances de la part des acteurs mais aussi à une mise en scène qui ne rentre pas dans les codes classiques du thriller où l’on retrouvera le style Farhadi.

POURQUOI PAS

Monsieur Je-sais-tout

COMEDIE DRAMATIQUE – “Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de foot d’1,92 m, voit débouler dans son quotidien de célibataire invétéré, son neveu, Léo, 13 ans, 1,53 m autiste Asperger et joueur d’échecs émérite. Cette rencontre aussi singulière qu’explosive va bouleverser l’existence de Vincent et offrir à Léonard la chance de sa vie.“

30 ans après Rain Man, Monsieur Je-sais-tout traite du sujet de l’autisme avec des acteurs qui semblent plutôt sincères. Dans une mise en scène touchante le réalisateur aborde le sujet avec un optimisme intéressant et avec légèreté.

Miracle

COMEDIE DRAMATIQUE – “1992. Quelques part en Lituanie. Peu de temps après la chute du communisme, Irena, gérante d’une ferme porcine modèle de l’époque soviétique fait tous ses efforts pour l’adapter au nouveau système capitaliste. L’arrivée très démonstrative de Bernardas, businessman américain à la chevelure orangée, est perçue par Irena, comme la réponse à toutes ses prières. Sauveteur aux poches remplies de dollars, animé par les meilleures intentions, il dévoile progressivement des intérêts beaucoup moins nobles.

Le capitalisme c’est pas bien.

JE VOUS DÉCONSEILLE

Gringo

COMEDIE – “Harold Soyinka travaille pour un groupe pharmaceutique dirigé par Elaine Markinson et Richard Rusk. Lorsque ces derniers décident de se lancer dans le commerce lucratif du cannabis médical, ils envoient Harold au Mexique pour le lancement de leur nouvelle usine de production. Ignorant que la société qu’il représente a trahi un dangereux cartel local, l’employé modèle échappe de justesse à un enlèvement. Perdu au fin fond du Mexique, réalisant que ses patrons ont tout intérêt à le voir disparaître, pourchassé par les tueurs du cartel et un mercenaire implacable, Harold ne peut compter que sur lui-même s’il veut rester en vie.”

Malgré un casting alléchant le scénario et la mise en scène semblent un peu faiblards. Si Nash Edgerton maîtrise le genre du thriller il semble en revanche avoir du mal à gérer le rythme d’une comédie afin de la rendre efficace.

Death Wish

ACTION – “Quand il ne sauve pas des vies, Paul Kersey, chirurgien urgentiste, mène une vie de rêve, en famille, dans les beaux quartiers de Chicago… Jusqu’au jour où tout bascule. Sa femme est sauvagement tuée lors d’un cambriolage qui tourne mal… Sa fille de 18 ans est plongée dans le coma. Face à la lenteur de l’enquête, il se lance dans une chasse à l’homme sans merci.”

On commence à regretter l’époque où Bruce Willis jouait dans de bons films. Death Wish semble ressembler à tous les films d’action du moment. On ne doute pas que le style est réussi grâce à un rythme rapide et de belles scènes de combats mais il est dommage de voir un manque de renouvellement dans le genre où l’on retrouve toujours les mêmes codes et les mêmes acteurs.

Abdel et la Comtesse

COMEDIE – “A la mort du Comte, la Comtesse de Montarbie d’Haust doit transmettre le titre de noblesse et le domaine à un homme de la famille, comme le veut la tradition aristocratique. Elle ne peut cependant se résoudre à transmettre le domaine à Gonzague, un neveu arrogant et cupide, plutôt qu’à sa fille. Quand Abdel, un jeune de cité débrouillard et astucieux, trouve refuge dans leur château, sa rencontre avec la Comtesse va faire des étincelles ! Issus de deux mondes que tout oppose, ils pourraient bien s’aider mutuellement…”

Il suffit de regarder la bande-annonce pour comprendre qu’Abdel et la Comtesse est rempli de clichés et de mépris de classe. Malheureusement c’est souvent ce qui arrive avec les films qui parlent de la fracture sociale. Le choix de la comédie renforce encore plus les stéréotypes pour faire “rire” et en propose au final pas grand chose d’intéressant.