Affiches des films
CULTURE

Les sorties cinéma de la semaine

Cette chronique a pour but de présenter chaque semaine les films qui vont sortir sur grand écran. Les longs-métrages présentés n’ont pas encore été vus en salle mais feront pour certains l’objet de critiques ultérieurement. L’auteure ne fait que donner son avis personnel construit à partir du synopsis et de la bande annonce. Des erreurs de jugement peuvent donc être commises.

A NE PAS MANQUER

 

L’Homme qui tua Don Quichotte

AVENTURE – “Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité? Don Quichotte survivra-t-il à sa folie? Ou l’amour triomphera-t-il de tout?”

Ça fait 25 ans qu’on attend que ce film soit réalisé. L’Homme qui tua Don Quichotte s’inscrit dans la lignée des Monty Python, rois de la comédie anglaise puisque l’un des membres du groupe, Terry Gilliam est le réalisateur. Il est difficile d’adapter au cinéma le monument de Miguel De Cervantes, mais par une mise en scène ingénieuse et un scénario finement écrit, Gilliam arrive à faire une comédie intelligente et burlesque comme il sait si bien le faire, et c’est merveilleux !

Gueule d’ange

DRAME – “Une jeune femme vit seule avec sa fille de huit ans. Une nuit, après une rencontre en boîte de nuit, la mère décide de partir, laissant son enfant livrée à elle-même.”

Présenté à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, Gueule d’ange est le premier film de Vanessa Filho, porté par une Marion Cotillard bouleversante, Gueule d’ange relate une relation mère-fille complexe et la double descente aux enfers que la mère et la fille vont vivre, l’une dans l’alcool, l’autre essayant de l’imiter.

Manifesto

EXPERIMENTAL – “Manifesto rassemble aussi bien les manifestes futuriste, dadaïste et situationniste que les pensées d’artistes, d’architectes, de danseurs et de cinéastes tels que Sol LeWitt, Yvonne Rainer ou Jim Jarmusch. A travers 13 personnages dont une enseignante d’école primaire, une présentatrice de journal télévisé, une ouvrière, un clochard… Cate Blanchett scande ces manifestes composites pour mettre à l’épreuve le sens de ces textes historiques dans notre monde contemporain.”

En plus de la réel performance que livre Cate Blanchett en incarnant 13 personnages, Manifesto semble être une réflexion intéressante et construite sur le monde, ainsi qu’une expérience de cinéma inédite.

POURQUOI PAS

 

Solo : A Star Wars Story

SF – “Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.”

Un Star Wars c’est toujours sympa à regarder. Si Solo, a star wars story ne s’inscrit pas dans la lignée des précédents Star Wars, il révèle la capacité de la saga à se réinventer, ça ne plaira pas aux puristes mais Ron Howard offre une réalisation bien menée et des révélations surprenantes.

La Fête des mères

COMEDIE DRAMATIQUE – “Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir … Fils ou fille, nous restons quoiqu’il arrive leur enfant avec l’envie qu’elles nous lâchent et la peur qu’elles nous quittent. Et puis nous devenons maman … et ça va être notre fête !”

Un film choral qui dessine des portraits singuliers de femmes dont certaines actrices tirent leurs épingles du jeu et sont plus convaincantes. Des portraits plus ou moins réussis mais qui soulèvent des thématiques intéressantes, notamment sur le droit de ne pas vouloir d’enfant.

Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête

COMEDIE – “Bruno a publié un fougueux premier roman en 1996. La presse titrait : « Il y a un avant et un après Le ciel étoilé au-dessus de ma tête ». Vingt ans plus tard, Bruno a 50 ans. Il est célibataire, il n’a pas d’enfants, et vit en colocation avec une jeune Femen. Il se lève à 14h et passe la plupart de ses journées en caleçon à la recherche de l’inspiration. Pour lui tout va bien, mais ses proches s’inquiètent…”

Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête semble s’inscrire dans un renouveau du cinéma français porté par des jeunes réalisateurs comme Antonin Peretjatko, Justine Triet ou encore Vincent Macaigne, dans une mise en scène épurée, parfois burlesque mais toujours drôle et des comédiens au jeu efficace. Le ciel étoilé est un huis-clos énergétique et politique.

Frontières

DRAME – “Adjara, Emma et Sali se rendent à Lagos. Les trois femmes se rencontrent dans un bus sur le trajet Bamako, Cotonou via Ouagadougou. Le voyage est un parcours de combattants. Elles subissent des pannes de voitures, affrontent des coupeurs de routes et sont témoins de vols entre passagers. Mais leur pire cauchemar reste le franchissement des frontières où elles sont exposées à la corruption, aux violences faites aux femmes et au trafic. Pour s’en sortir, Adjara, Emma et Sali sont obligées de se serrer les coudes et de prendre soin les unes des autres.”

Malgré une mise en scène un peu trop mélodramatique et répétitive, Frontières aborde un sujet touchant et terriblement actuel.

Quiet People, un jour à Zagreb

DRAME – “Ivo et Maja vivent une vie paisible avec Tomitza, leur fils, dans une banlieue de Zagreb. Une nuit, Tomitza est violemment agressé et blessé grièvement par un autre garçon. Le monde s’écroule. Commence alors une quête dans le milieu hospitalier. L’épreuve qu’ils traversent les force à réexaminer leurs vies et remettre en question toutes leurs certitudes.”

Un peu trop dramatique et misérabiliste, Quiet People aborde un sujet rarement traité au cinéma.

JE VOUS DÉCONSEILLE

 

Bienvenue en Sicile

PIZZA – New York, 1943. Arturo rêve d’épouser la belle Flora, déjà promise à un chef de la mafia new-yorkaise. La seule façon d’obtenir sa main est de la demander directement à son père, resté en Sicile. Arturo s’engage alors dans l’armée américaine. Il est loin d’imaginer que l’armée a scellé un pacte avec la mafia pour assurer le débarquement en Italie…

Un scénario peu original et déjà vu, aux odeurs de pizzas italiennes mal réchauffées, teinté d’une pseudo intrigue de guerre.