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CULTURE

Les sorties cinéma de la semaine

Cette chronique a pour but de présenter chaque semaine les films qui vont sortir sur grand écran. Les longs-métrages présentés n’ont pas encore été vus en salle mais feront pour certains l’objet de critiques ultérieurement. L’auteure ne fait que donner son avis personnel construit à partir du synopsis et de la bande annonce. Des erreurs de jugement peuvent donc être commises.

A NE PAS MANQUER

Il Figlio, Manuel

DRAME – “Manuel vient d’avoir 18 ans. Il est temps pour lui de quitter le foyer pour jeunes dans lequel il a vécu ces dernières années, depuis l’incarcération de sa mère. Mais la liberté retrouvée a un goût amer. Errant dans les rues de son quartier en banlieue de Rome, Manuel tente devenir un adulte responsable. Pour que sa mère obtienne l’assignation à résidence, il doit prouver aux autorités qu’il peut veiller sur sa elle. Manuel pourra-t-il aider sa mère à retrouver sa liberté sans perdre la sienne ?”

Le sujet est intéressant tirant son scénario d’un documentaire, Il Figlio, Manuel dresse un portrait sensible et juste d’une jeunesse oubliée. Le film soulève également des questions: que faire après la prison ? comment gérer la réinsertion ?

Tesnota – Une vie à l’étroit

DRAME – “1998, Nalchik, Nord Caucase, Russie.

Ilana, 24 ans, travaille dans le garage de son père pour l’aider à joindre les deux bouts. Un soir, la famille et les amis se réunissent pour célébrer les fiançailles de son jeune frère David. Dans la nuit, David et sa fiancée sont kidnappés et une rançon réclamée. Au sein de cette communauté juive repliée sur elle-même, appeler la police est exclu. Comment faire pour réunir la somme nécessaire et sauver David ? Ilana et ses parents, chacun à leur façon, iront au bout de leur choix, au risque de bouleverser l’équilibre familial.”

Dès la bande annonce on est captivé par le jeu de lumières et la direction photo. Le scénario, qui ne se limite au drame familial et la mise en scène, préfère suggérer au lieu de dire. Un premier film plutôt prometteur. Le film dresse aussi un joli portrait d’une héroïne au féminin.

La Caméra de Claire

COMÉDIE DRAMATIQUE – “Lors d’un voyage d’affaires au Festival de Cannes, Manhee est accusée de malhonnêteté par sa patronne, et licenciée. Claire se balade dans la ville pour prendre des photos avec son Polaroïd. Elle fait la rencontre de Manhee, sympathise avec elle, la prend en photo. Claire semble capable de voir le passé et le futur de Manhee, grâce au pouvoir mystérieux du tunnel de la plage. Désormais Claire décide d’accompagner Manhee au café où elle a été licenciée. C’est le moment de découvrir le pouvoir de Claire à l’œuvre…”

Après le succès du Jour d’Après, Hong Sang-Soo s’attaque à une mise en scène simple et intimiste mais efficace. Illuminé par le soleil cannois, La Caméra de Claire est une ode à la photographie. Sa réussite repose aussi sur un tournage ultra rapide (5 jours seulement) en plein festival de Cannes.

POURQUOI PAS

Le Jour de mon retour

DRAME –“1968. Donald Crowhurst, un homme d’affaires anglais, passionné par la voile, est au bord de la faillite. Pour sauver son entreprise et vivre l’aventure dont il rêve depuis toujours, il décide de participer à la première course à la voile en solitaire pour remporter le grand prix. Soutenu par sa femme et ses enfants, il se lance alors dans cette incroyable odyssée à travers les mers du monde. Mais mal préparé et face à lui même, Crowhurst rencontre très vite de graves difficultés…”

Si Colin Firth semble crédible dans son rôle, le film se repose un peu trop sur son interprétation. Un ode à la start up nation que Macron désire tant à corps et à cri.

Eva

THRILLER – “Tout commence par une tempête de neige. Eva, troublante et mystérieuse, fait irruption dans la vie de Bertrand, écrivain prometteur. Cette rencontre va bouleverser Bertrand jusqu’à l’obsession et le fera glisser jusqu’à sa perte.”

Après avoir neutralisé une partie de la France, la neige s’invite sur nos écrans, et je ne parle pas de TF1 depuis un décodeur canal+.  Pour une fois Benoît Jacquot propose une mise en scène moderne et mieux rythmée que ces précédents films. On compte sur l’interprétation de Gaspard Ulliel et Isabelle Huppert pour porter le film. Reste à voir si l’exercice du thriller est réussi.

The Disaster Artist

COMEDIE – “En 2003, Tommy Wiseau, artiste passionné mais totalement étranger au milieu du cinéma, entreprend de réaliser un film. Sans savoir vraiment comment s’y prendre, il se lance … et signe THE ROOM, le plus grand nanar de tous les temps. Comme quoi, il n’y a pas qu’une seule méthode pour devenir une légende !”

L’audace et le pari sont de réussir un film qui parle d’un des pires de tous les temps. Pari qui semble relevé haut la main par une réalisation drôle et un duo d’acteurs excellent. Il ne reste plus qu’à déterminer la pertinence de faire un film sur un film. Qui plus est quand ce dernier est raté. L’inspiration est elle si difficile pour les cinéastes qu’un film sur deux doivent tourner autour de leur petit monde ?

JE VOUS DÉCONSEILLE

Mme Mills, une voisine si parfaite

COMEDIE – “Hélène est éditrice de romans à l’eau de rose et mène une vie rythmée par le travail. Elle se réfugie dans les livres, persuadée que la vie y est plus belle que dans la réalité. Se complaisant dans une certaine routine, son quotidien va être bouleversé par l’installation d’une nouvelle voisine, Madame Mills. Cette vieille américaine excentrique va prendre rapidement une importance insoupçonnée dans la vie d’Hélène. Mais les apparences sont parfois trompeuses…”

Mme Mills a des airs de Mme Doubtfire mais en moins bien, le film semble se perdre et s’éloigne de son intrigue de départ. Pas besoin d’aller au ciné pour rencontrer une vieille femme acariâtre, les files d’attentes des supermarchés le samedi matin, en sont remplies.

Le Secret des Marrowbone

EPOUVANTE – “Pour ne pas être séparés, Jack, 20 ans, et ses frères et sœurs plus jeunes, décident de cacher à tout le monde le décès de leur mère qui les élevait seule. Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans la ferme familiale isolée, mais bientôt, d’étranges phénomènes indiqueraient qu’une présence malveillante hante leur unique refuge…”

Ce film qui se veut de faire dans l’épouvante paraît affaibli par une mise en scène sans risque.  Comment mettre une bande d’ado dans une vieille maison isolée ? Il semble que que ce soit la seule question à laquelle ce film ait tenté une réponse original. Il reste qu’un film d’horreur mettant en scène une bande d’ado dans un lieu isolé, ne peut guère être qualifié d’original.