Affiches des films
CULTURE

Les sorties cinéma de la semaine

Cette chronique a pour but de présenter chaque semaine les films qui vont sortir sur grand écran. Les longs-métrages présentés n’ont pas encore été vus en salle mais feront pour certains l’objet de critiques ultérieurement. L’auteure ne fait que donner son avis personnel construit à partir du synopsis et de la bande annonce. Des erreurs de jugement peuvent donc être commises.

A NE PAS MANQUER

Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot

DRAME – “Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter, John Callahan n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne et un mentor charismatique, et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…”

Quand on connaît la filmographie de Gus Van Sant (Will Hunting, Elephant), on est habitué à des films assez sombres, mais avec Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot, il redore sa filmographie d’un certain optimisme avec un film qui fait du bien. Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot, Ne t’inquiète pas il n’ira pas loin à pied en français, est un film touchant, drôle, où Joaquin Phoenix est méconnaissable. Grosse surprise aussi, Jonah Hill (qu’on a l’habitude de voir dans des comédies américaines, “21 jump street” notamment) est crédible, voir même très bon dans son rôle.  

POURQUOI PAS

Red Sparrow

THRILLER – “Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents. Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.”

Si l’intrigue de départ paraît intéressante, il est dommage de voir Jennifer Lawrence s’enfermer toujours dans le même rôle. Elle passe ainsi du geai « moqueur », pour devenir le moineau « rouge ».  Encore une fois le corps de la femme-objet est utilisée à des fins politiques, dans un film d’espionnage où, encore une fois, « les russes » jouent le rôle de méchants. Pour (ne pas) changer, espionnage et séduction se mêleront.

Abracadabra

FANTASTIQUE – “Carmen est mariée à Carlos, un conducteur de grue macho, fan de foot, qui ne lui prête plus guère attention. Après une séance d’hypnose dont il est le cobaye pendant un mariage, Carlos devient le parfait époux. Quelque chose a changé !”

Une séance d’hypnose dont auraient besoin beaucoup d’hommes…

Espérons seulement que le film ne tombe pas dans le cliché des rôles genrés de l’homme et de la femme comme certaines comédies ratées ont pu le faire. La musique de la bande annonce semble dénoter d’un énorme manque d’inspiration. Espérons donc que le traitement soit plus original que ne le laisse supposer l’introduction. A défaut ça sera une occasion de réviser l’espagnol pour celles et ceux que cette langue intéresse.

La Mort de Staline

COMEDIE – “Dans la nuit du 2 mars 1953, un homme se meurt, anéanti par une terrible attaque. Cet homme, dictateur, tyran, tortionnaire, c’est Joseph Staline. Et si chaque membre de sa garde rapprochée – comme Beria, Khrouchtchev ou encore Malenkov – la joue fine, le poste suprême de Secrétaire Général de l’URSS est à portée de main. (Inspiré de faits réels…)”

Inutile de rechercher une véritable approche historique dans ce film qui a au moins l’originalité d’adopter l’angle de la comédie pour aborder cette chasse au poste de secrétaire général. L’originalité semble s’arrêter à l’aspect comique, comme la police d’inspiration cyrillique en jaune sur fond rouge de la bande annonce semble en témoigner. Il faudra alors que le comique s’assume et soit pousser jusqu’au bout pour réussir l’exercice.

JE VOUS DÉCONSEILLE

Gaston Lagaffe

COMEDIE – “M’enfin ! Gaston débarque en stage au Peticoin. Avec ces inventions délirantes, il va changer le quotidien de ses collègues. Chat, mouette, vache, et gaffophone seront au rendez-vous des aventures de notre bricoleur de génie qui ne pense qu’à faire le bien autour de lui mais qui a le don d’énerver Prunelle son patron. Les gaffes à gogo de notre empêcheur de travailler en rond pourront-elles éviter que le redoutable Monsieur de Mesmaeker rachète le Peticoin ?”

A-t-on vraiment besoin de salir l’image de ces grandes BD en adaptation mauvaise, pas drôle, avec un humour qui ne vole pas haut ? Il suffit de regarder la bande annonce pour se rendre compte que l’esprit n’y est pas. On ne comprend pas bien l’idée qui a pu conduire à faire un film à partir de strip de BD, qui ne constituait déjà pas un tout comme album. L’absence de fil conducteur et l’importance du dessin faisait tout autant partie de la réussite de la BD, deux aspects inconciliables avec l’adaptation cinématographique.

L’adaptation oui, mais quand elle sert le propos de l’oeuvre originale.