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EDITO

Soyons dignes de nos camarades !

22 octobre 1941. 80 ans jour pour jour nous séparent. 

Il y a 80 ans, tombaient, sous les balles nazies, 48 résistants de la première heure, dont 27 à Châteaubriant.

Les  communistes ne se sont jamais résignés à voir leur pays tomber entre les mains de l’Allemagne nazie. C’est le sens de l’appel de Charles Tillon du 17 juin 1940 pour le parti communiste français. Cet appel sera suivi le 18 juin 1940 par celui du  Général de Gaulle sur les ondes de la BBC appelant les Français à résister. 

La Résistance s’organise, notamment chez les étudiants mais aussi dans les usines avec des mouvements de grèves, collages de papillons, jets de tracts.  

Le 11 novembre 1920, alors que celui-ci n’est plus férié par décision du gouvernement de Pétain, que toute manifestation est interdite, plus de 3 000 lycéens, collégiens, étudiants et jeunes travailleurs se rendent sur la tombe du Soldat Inconnu à l’Arc de Triomphe pour y déposer fleurs et gerbes.

Cette résistance ira grandissante dans toute la France tout au long de cette occupation : renseignements, coups de feu, sabotages, etc.. Au cours de ces 4 années de Résistance, de nombreuses femmes et de nombreux hommes se sont engagés pour l’avenir de leur pays, de notre pays.  

C’est ainsi que le 20 octobre 1941,  3 jeunes résistants parisiens abattent à Nantes un officier allemand, le lieutenant-colonel Holtz. En représailles, le commandant des troupes d’occupation en France ordonne de faire fusiller 50 otages. Le ministre de l’intérieur, Pucheu, désigne alors les internés communistes considérés comme étant  les plus dangereux, il lui remet une liste de 60 noms.

Parmi les 27 fusillés du 22 octobre à Châteaubriant, Claude Lalet, jeune étudiant communiste en lettres à la Sorbonne. Arrêté  par la police française quelques jours après la manifestation du 11 novembre 1940, il est condamné à huit mois de prison, avant d’être placé en internement administratif. Il avait 21 ans lorsqu’il fut fusillé. 

Il n’a, à ce jour,  aucune plaque qui lui rende hommage à Paris. Cependant, grâce au vœu voté par la municipalité du 13ème arrondissement et par la Mairie de Paris la semaine dernière, une résidence universitaire de cet  arrondissement devrait bientôt prendre le nom de Claude Lalet. 

Le 22 octobre 1941  marque un tournant dans l’histoire de l’Occupation, des représailles envers les internés, et de la Résistance qui s’intensifie davantage par la suite. 

En rendant hommage à ces hommes et à ces femmes,  c’est à toute la Résistance que nous rendons hommage.  Ces hommes ont été fusillés pour leur idéal, et c’est cet idéal que nous continuons de porter aujourd’hui, celui du Conseil National de la Résistance, celui des jours heureux. 

Quel plus bel hommage à rendre à ces hommes et à ces femmes  que de continuer de cet idéal pour lequel ils ont été fusillés par la barbarie. Soyons dignes des résistants, continuons de construire des jours heureux et des lendemains qui chantent.