Rédaction | Avant Garde
EDITO

Top départ pour le Référendum d’initiative partagé contre la privatisation d’aéroports de Paris

Suite à la validation par le Conseil d’Etat du processus du Référendum d’Initiative Partagée (RIP), le ministère de l’Intérieur a lancé hier la plateforme permettant de recueillir les signatures de soutiens à la proposition de loi contre la privatisation d’aéroports de Paris. C’est la première fois qu’une procédure de référendum partagée est utilisée en France.

Depuis le 13 juin le compte à rebours pour atteindre les quelque 4,7 millions de signatures est donc lancé. Une fois, ce seuil atteint le gouvernement sera dans l’obligation de mettre en place un référendum sur cette question.

L’échec des privatisations précédentes n’a pas servi de leçon au gouvernement. Après les catastrophes de la privatisation des autoroutes ou encore l’aéroport de Toulouse, c’est maintenant au tour d’aéroports de Paris. Et il ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là, après ADP, le gouvernement a déjà dans le viseur d’autres secteurs notamment la Française des jeux.

La lutte contre la privatisation d’aéroports de Paris est devenue un symbole dans la lutte contre le désengagement de l’Etat de la sphère publique. Nous avons là, l’opportunité de mettre un carton rouge au gouvernement et de le forcer à cesser les privatisations à tour de bras. Nous pouvons par le soutien à cette proposition de loi puis par la voie référendaire, l’opportunité de montrer notre refus catégorique des différentes politiques libérales menées par Macron et son gouvernement.

La procédure de récolte des signatures mise en place par le gouvernement est très fastidieuse. L’ergonomie de la plateforme plus que douteuse laisse transparaître un gouvernement aux abois qui n’a aucun intérêt à ce que cette procédure arrive à son terme. À nous de tout faire pour que celle-ci arrive à son terme. Nous avons jusqu’à la mi-mars pour signer et faire signer le soutien. Nous devons chercher les signatures une à une, dans notre famille, dans nos cercles d’amis, sur les marchés, sur les facs, etc. Toutes les signatures comptent, 4,7 millions, c’est possible, Rendez-vous dans neuf mois pour faire le décompte.