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EDITO

Université Rennes 2 : pas de rentrée pour les STAPS ?

Depuis le 13 septembre, les 2 800 étudiants et étudiantes en STAPS (filière sportive) n’ont pas pu reprendre les cours à Rennes.

Et pour cause, cette filière sportive dénombre seulement 14 enseignants et enseignantes qui sont également chargés de réaliser des tâches administratives du fait du manque de personnels. Dans certains TD, les étudiants et les étudiantes sont plus d’une soixantaine. 

Le personnel enseignant, soutenu par une partie des étudiants et étudiantes, s’est lancé dans un mouvement de protestation afin d’alerter sur la situation qui met à mal la qualité de l’enseignement et de fait la qualité des diplômes pour les étudiants et les étudiantes. 

La filière STAPS fait partie des filières les plus demandées par les étudiantes et les étudiants. C’est aussi l’une des filières qui compte le moins d’enseignants ou de personnel administratif. C’est aussi celle où la sélection a été testée dans certaines universités bien avant l’instauration de Parcoursup’ (tirage au sort, refus sur Admission Post-Bac). 

La situation en STAPS illustre parfaitement les dégâts causés dans l’Enseignement supérieur et la recherche par les politiques libérales. Les  aspirations de nombre d’étudiants et d’étudiantes viennent se fracasser sur l’autel de la politique du chiffre et de l’austérité. 

Alors que la crise a mis en lumière la nécessité d’augmenter considérablement le budget de l’enseignement supérieur et la recherche, le désastre de la rentrée universitaire que ce soit en STAPS, en médecine, ou dans d’autres filières montre à quel point le Gouvernement n’a pas tiré les leçons de ces deux dernières années. 

Il est temps d’en finir avec les humiliations ! Le 5 octobre, partout en France on se mobilise sur nos lieux d’études pour notre avenir, pour  la qualité de nos formations et de nos diplômes, pour un enseignement supérieur accessible à toutes et tous !