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CULTURE

150 ans de la Commune de Paris, une mémoire et un combat

L’association des amis et amies de la Commune 1871, plus ancienne des organisations du mouvement ouvrier français, avec 89 autres organisations dont le PCF et le MJCF, appelle à faire de ce samedi 29 mai « une grande journée populaire pour célébrer la Commune de Paris 1871 ». 

Pour l’association, crée en 1881 par les communardes et les communards de retour d’exil, la mémoire est aussi un combat et cet anniversaire des 150 ans de la Commune rappelle à quel point son histoire continue à résonner, par-delà le siècle et demi écoulé, avec l’actualité d’aujourd’hui. 

La République démocratique et sociale, émancipatrice et universelle 

Ainsi, rappelle l’association, aujourd’hui « plus que jamais, la Commune reste une source d’inspiration et de confiance pour toutes celles et tous ceux qui se réclament, encore et toujours, des valeurs de la République démocratique et sociale, une République émancipatrice et universelle”. Ce samedi 29 mai, l’association appelle donc à manifester « la solidarité joyeuse » qui est l’héritage de la Commune «  face à la haine intacte des versaillais d’aujourd’hui ».

“Une expérience de démocratie sociale sans précédent”

A travers une série d’initiatives organisées dans le cadre des 150 ans de la Commune, la Confédération générale du travail, s’attache également à rappeler “ces 72 jours de soulèvement et de lutte du monde ouvrier pour un progrès social, tragiquement terminés par « la semaine sanglante » et le massacre de milliers de combattants” au terme “d’une expérience de démocratie sociale sans précédent”. 

La Commune, une oeuvre de résistance et de création 

Pour le Parti Communiste Français “à l’heure où le capitalisme en crise plonge notre monde dans les plus grands périls, les combats de la Commune sont de la plus grande actualité”. Ainsi, la Commune “reste encore une source d’inspiration pour celles et ceux qui se réclament des valeurs d’une République démocratique et sociale, source de liberté et d’égalité”.  

C’est ce que démontrent par ailleurs les échos suscités par les commémorations des deux mois écoulés auprès du plus grand nombre, dans le cadre notamment des célébrations organisées par la Ville de Paris, comme l’expliquait à l’Avant-Garde l’adjointe communiste à la maire de Paris en charge de la mémoire et du monde combattant, Laurence Patrice. Ces commémorations ont également été rythmées par nombre d’initiatives militantes et ont contribué à faire vivre la mémoire des 72 jours de la Commune de 1871. 

Pour Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, la Commune est une « Œuvre de résistance” et fut “plus encore une formidable œuvre de création”. C’est pourquoi “elle nous parle aujourd’hui  ; (…) nous dit que tout peut changer lorsque ce sont celles et ceux qui travaillent, qui décident. Qui décident des règles communes, qui font vivre la politique. Place au monde du travail et de la création face aux défis qui sont posés à l’humanité aujourd’hui. La Commune nous rappelle que c’est possible, l’état du monde nous crie que c’est absolument nécessaire ! ». 

Pour que vive la Commune 

Les commémorations ont également été rythmées par nombre d’initiatives militantes qui ont contribué à célébrer et faire vivre la mémoire des 72 jours de la Commune. Elles se concluront ce samedi 29 mai, lors de la montée au Mur des Fédérés qui commémore la fin de la Semaine Sanglante et la mémoire de celles et ceux qui ont combattu et donné la vie pour que la Commune vive.