Désormais, sera-t-elle Moins belle la vie ?

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CULTURE

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Jeudi 5 mai, France télévision annonçait une terrible nouvelle pour de nombreux téléspectateurs français, « Plus Belle la Vie » c’est fini ! 

18 ans de « Plus Belle la Vie », c’est des aventures, des kidnappings, des épidémies en tout genre, des enquêtes aux débouchés improbables, mais c’est surtout un traitement des sujets brûlants de la société. 

Parce qu’au-delà de l’amusement provoqué par certains scénarios, il faut reconnaître que le feuilleton a traité, à travers la vie des différents personnages, tout au long de ses années de diffusions, des sujets de société comme les addictions, l’homosexualité, la surpopulation carcérale, la GPA et bien d’autres encore.

Au début des années 2000 d’ailleurs, la série qui se targuait de refléter le quotidien de « Mr et Mme Tout-le-Monde » et diffusait, pour la première fois à la télévision française, deux hommes s’embrassant. Épisode qui avait alors fait grand bruit, défoulant les critiques positives comme négatives.

Cette volonté de refléter la société est l’une des raisons du succès de « Plus belle la vie » tout au long de ces dernières années.

« Je n’aurais plus la rediffusion de plus belle la vie le matin, pendant que je prépare et déguste mon verre de menthe, mes tartines, et mon café. 

Mais que vont devenir mes habitudes ? 

Comment vais-je faire pour me préparer psychologiquement à ma journée de travail, si je n’ai pas l’intrigue qui me tient en haleine des semaines ? “ 

Témoignage de passionnée.

Fin pour la série marseillaise

Toutefois, les 2,5 millions de fidèles ne suffisent pas pour maintenir la diffusion telle qu’elle est aujourd’hui.

La production de ‘Plus Belle la vie’ représenterait à elle seule 40 % de l’emploi dans l’audiovisuel à Marseille, soit près de 600 emplois directs et 1200 emplois indirects en incluant l’hôtellerie, la restauration et les transports. Elle comptait également pour le secteur du tourisme que les magnifiques vues du générique de la série et des lieux emblématiques de la cité ont permis de développer. Avec 580 jours de tournage par an, la série pèse lourd dans le paysage local.

On s’inquiète donc du devenir de tous ces travailleurs et notamment des intermittents qui travaillent depuis des années dans les studios de Plus belle la vie. 

Mais du côté des calanques, on réfléchit déjà à l’avenir. Dans un avenir proche, des évènements comme la coupe du monde de rugby ou les Jeux olympiques devraient offrir d’autres opportunités aux équipes d’intermittents. Pour le long terme, la collectivité souhaite développer les tournages, mais l’avenir des pôles média de la cité phocéenne ‘la Belle de mai’ pèse lourd dans la balance.

Bien loin de toutes les moqueries scénaristiques dont elle a pu faire l’objet. La fin de cette épopée marquera donc sans aucun doute le monde de l’audiovisuel français et marseillais, mais ouvre le champ des possibles pour, qui sait, une nouvelle qui prendra sa place. Et pourquoi pas un pitch dans les traboules lyonnaises !