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Édito : université, toujours aucun moyen pour les jeunes

Le Gouvernement a présenté ce matin son « Plan étudiant » avec comme d’habitude un slogan qui donne envie : « Accompagner chacun vers la réussite ».

Tour à tour le 1er ministre, la Ministre de l’Enseignement Supérieur, et le Ministre de l’Éducation Nationale montrent à quel point ils ont au cœur la réussite de toutes et tous et qu’ils veulent redonner des moyens à l’enseignement supérieur.

Une jeunesse qui depuis maintenant de très nombreuses années demande en effet des moyens pour réussir. Mais pas sur que la réponse du gouvernement soit satisfaisante. Le gouvernement a quand même étudié le passé. Il sait bien qu’il ne faut pas utiliser le mot de sélection sous peine de mouvement de la jeunesse.


Pas de sélection alors mais un examen approfondi du dossier de chaque bachelier pour savoir si il aura accès à la filière de son choix. Et s’il n’est pas accepté le gouvernement propose une remise à niveau. Certaines filières n’ont pas assez de moyens, un manque de salle, et voilà qu’on propose de créer une année de remise à niveau. Sans mettre comme à l’habitude les moyens en face.

Concernant les moyens le gouvernement annonce un plan d’un milliard d’euros sur 5 ans pour l’enseignement supérieur et la vie étudiante. A quel moment peut-on penser que ce financement sera suffisant ? Voila comment le gouvernement considère la jeunesse. Pas de moyen pour bien s’orienter , pas de moyen pour permettre à chacun de choisir librement son parcours avec ses échecs et ses réussites.

Que dire de l’annonce d’envoyer 3000 étudiants en service civique dans les lycées pour assurer des temps sur l’orientation ? La proposition est doublement odieuse, non seulement elle vient normaliser le salariat étudiant mais en plus elle vient acter l’austérité et le non renforcement des effectifs des conseillers d’orientation psychologues.

Sans aucune surprise ce plan s’inscrit dans la logique proposée par Emmanuel Macron. Il précarisera encore plus les jeunes, sans leur donner aucune perspective réjouissante pour leur avenir.

Ce week-end les rassemblements « #Metoo dans la vraie vie » ont quand même permis un rayon de soleil dans la grisaille ambiante. Sorti des réseaux sociaux, ils ont permis partout en France de continuer l’épisode de libération de la parole en proposant des ateliers, des rencontres, des débats.

Rédaction
Collectif de rédaction d'Avant Garde