Rédaction | Avant Garde
EDITO

“Emmanuel Macron, Président des jeunes”, vraiment ?

“Pas de doute, Emmanuel Macron est le Président des jeunes” : voici le nouveau slogan des jeunes avec Macron (les “JAM”). Pendant une semaine l’organisation de jeunesse du Président de la République se fait le porte-voix du plan de relance pour la jeunesse initié par le gouvernement. 

Pourtant, il n’y a pas vraiment de quoi en être fier. La “priorité” de la rentrée du gouvernement ne pèse finalement qu’un vingtième du “plan de relance”.  

Lors de cette rentrée, chaque jeune devait avoir une solution, pourtant, le nombre de jeunes au chômage ne cesse de grimper et dépassera la barre des 25% d’ici la fin de l’année. Un jeune en emplois sur quatre aura perdu son boulot. Auquel il faut ajouter les 750 000 jeunes arrivant actuellement sur un marché de l’emplois saturé et dégradé. 

En plus de ne pas proposer de solutions pour l’ensemble des jeunes, il vient aggraver la situation. Ce plan vient dégrader encore un peu plus le statut des jeunes en emplois. Jean Castex prévoit de mettre en place une prime à l’embauche pour la simple signature du Contrat à Durée Déterminée de trois mois ainsi que la création de 100 000 nouveaux contrats civiques payés 580€ par mois. Le gouvernement offre comme unique perspective à la jeunesse : le chômage ou des petits boulots payés une misère. 

Est-ce cela que nous pouvons attendre du “Président des jeunes” ? 

Un pays qui n’investit pas dans sa jeunesse condamne la société à la régression. N’en déplaise aux “JAM”, Emmanuel Macron n’est que le président de la décadence et de la finance. Le plan de relance le prouve : l’État est prêt à s’endetter à hauteur de dizaines de milliards pour faire des cadeaux aux entreprises quand la fonction publique ne bénéficie que de simples miettes. 

Dans son plan de relance, l’exécutif cherche avant tout à relancer de plus belles les politiques libérales qui vont bon trains depuis plusieurs décennies.  Ce n’est pas relancer le monde d’avant dont nous avons besoin mais de la construction d’une nouvelle société. 

Une société où l’humain et la planète passent avant la finance. Nous avons besoin d’une rupture avec les politiques qui nous ont amené à la situation actuelle. Investissons dans la jeunesse, lors de cette rentrée pas un seul jeune ne doit être au chômage, chacune et chacun doit pouvoir disposer d’une formation ou un emploi digne.