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EDITO

Étudiants… pas influenceurs !

Le Gouvernement plutôt que de s’attacher à avancer des solutions concrètes et mettre des moyens sur la table pour les étudiants et les étudiantes préfère redorer son image en se lançant dans une stratégie de communication douteuse à 14 mois de l’élection présidentielle. 

Mercredi dernier, le porte-parole du Gouvernement, anciennement secrétaire d’état à la jeunesse, Gabriel Attal invitait sur sa nouvelle chaîne Twitch #SansFiltre, 5 influenceurs n’ayant rien à voir avec la situation des jeunes et des étudiants, dans l’espoir de parler aux jeunes et aux étudiants du pays. 

Ce n’est pas la première fois que le Gouvernement préfère communiquer que de faire de la politique en faveur de la jeunesse. 

En 2019, avant la crise sanitaire et alors que Gabriel Attal était Secrétaire d’Etat à la jeunesse, le Gouvernement avait recruté trois influenceurs pour faire la promotion du Service National Universel sur les réseaux sociaux dans l’espoir de faire monter l’engouement parmi les lycéens et les lycéennes. En ce début d’année Sara El Hairy, secrétaire d’Etat à la jeunesse avait débattu du mal-être étudiant sur le plateau de BFMTV avec Hugo Travers, youtubeur. 

Le Gouvernement plutôt que de se confronter aux organisations étudiantes et de jeunesse préfère débattre avec des youtubeurs de la situation des étudiants et des étudiantes.  Pire, lorsque la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche annonce qu’elle rencontre les organisations étudiantes et de jeunesse, surprise, ce sont les Jeunes Avec Macron  qui sont invités à la “confronter”. 

Force est de constater que le Gouvernement préfère rester à côté de la plaque que de répondre aux besoins et aspirations des étudiants et des étudiantes ! 

L’Union des étudiants et des étudiantes communistes est tout à fait disponible pour rencontrer la Ministre, faire le point sur ce qui n’a pas été mis en place depuis le début de la crise, sur les réformes qui sont venues casser le service public de l’enseignement supérieur et qui ont entraîné la dégradation de nos formations et de nos conditions d’études.  

Le 16 mars prochain, nous serons dans la rue partout en France pour faire entendre notre voix et nos revendications pour mettre fin à la précarité étudiante et pour des moyens ambitieux pour la qualité de nos formations, qui passe nécessairement par un retour en présentiel !