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A LA UNE CULTURE

Fanny Polly, Rencontre avec la “petite zoulette” qui rêvait d’être “écrivaine comme Zola”

Alors que son album Toute une histoire sortira début 2019 et se clôturera par le morceau éponyme, nous avons rencontré Fanny Polly, rappeuse produite par la Scred Connexion qui termine parfaitement 2018 en raflant tout sur son passage. De ses racines dans le sud de la France, aux attentats en passant par son vécu de meuf, sa musique, le hip-hop, on a abordé pas mal de sujets. Interview sans filtre, peut-être pas dans la tendance mais avec l’ambition de montrer une direction… la sienne.

Je ne vais pas te demander de te présenter, ça voudrait dire que je n’ai pas écouté “Introduction”. Mais au vu de la diversité des disciplines que tu pratiques, de ce que tu mets en avant, la question se pose de savoir comment toi, tu te définis. Est-ce que tu es plus une rappeuse ? Une danseuse ? Une membre d’un crew ?

C’est une bonne question ! Et en vrai, ça dépend. Ça dépend du jour de la semaine, du contexte, à qui je me présente, etc. C’est vrai que j’ai plusieurs facettes. Si je suis dans un milieu sportif ou au taff je vais me présenter comme coach sportif et pas parler du reste, vu que c’est mon métier à la base. Par exemple si je suis dans un Uber, ca va dépendre de mon humeur ! Soit je dis que je suis coach sportif, soit danseuse, soit que je fais de la musique, mais vraiment ça dépend… Je m’adapte. De toute façon j’essaie d’être pluridisciplinaire en général. En ce moment on va dire que je vais plus avoir tendance à croiser des artistes, des gens de la musique, donc je dis que je suis rappeuse, il y’ a un an c’était beaucoup plus la danse…

Tu mets toi même en avant un côté pluridisciplinaire, c’est un peu à l’image de ton univers artistique. T’as un côté très hip-hop qui dépasse même les piliers fondamentaux de cette culture. Tu rappes, tu danses, dans tes clips il y a une place faite au graff’, à la sape, au basket de rue…

Ouais c’est clair. C’est un peu mon parcours aussi. C’est la danse qui m’a touchée puis petit à petit le rap, ensuite j’ai découvert le graff’, le beatbox, le Djaying, pas forcément en les pratiquant parce que là je rap et je danse et c’est déjà galère (rires) même si j’aimerai pouvoir toucher à tout mais c’est au dessus de mes compétences. C’est surtout que j’aime l’histoire de chaque discipline, de cette culture en général. Ça permet de savoir dans quoi on s’inscrit… Moi j’ai découvert l’histoire du hip hop super tard mais j’ai eu la chance d’avoir des bons profs, qui quand ils m’ont enseigné les disciplines ont toujours fait référence à cette histoire. Ça m’a permis de vite comprendre le hip-hop. La danse ça m’a parlé de suite c’est sûr. Mais surtout on voit que le hip-hop évolue donc c’est encore plus important que le plus de gens captent d’où ça vient, ce que c’est.

Tu parles de ton parcours, du fait d’être venue au rap tard… L’impression que ça donne c’est que tu ne passes pas d’une étape à une autre, d’une discipline à l’autre, mais qu’à chaque fois tu engranges et tu emportes tout avec toi comme si tu renforçais tes fondations… En écoutant “Introduction” par exemple, ça peut faire penser à la phrase de Haroun dans “Sur scène” qui dit “On a rempli des pages et des pages et depuis des piges et des piges, on stock l’énergie qu’on dégage”… Ça te parle ?

Mais c’est totalement ça ! En tout cas c’est ce que j’essaye de faire. C’est un peu ma manière de travailler. J’essaye de prendre tous les conseils, les méthodes, les astuces, les stratégies, les entraînements, et les leçons apprises pour rassembler tout et essayer d’exceller dans ce que je fais. Mon identité à moi c’est ca. Souvent on me dit “On sait pas vraiment où te situer”, mais en vrai c’est un peu le but. J’ai pas très envie qu’on me situe. Moi j’ai envie qu’il y’ai un peu de tout mais limite, vraiment de rien… Enfin j’exagère mais c’est surtout de faire mon tout à moi. Mais t’as totalement raison, pour résumer mon parcours je dis souvent que c’est la danse qui m’a amenée au rap mais c’est pas si vrai finalement… C’est pas que la danse, c’est aussi le sport, mon parcours scolaire, etc. Je me suis jamais dit “bon dans 15 ans j’vais faire du rap donc faut que j’accumule plein de trucs”. On emmagasine mais sans se le dire.

Y’a un truc assez révélateur de cette diversité, c’est Marion Napoli. On ne peut pas la qualifier d’artiste hip-hop en soi, elle fait beaucoup de morceaux piano, guitare, etc, elle vient un peu d’une autre sphère, mais on la retrouve partout un peu comme un fil rouge…

C’est vrai. Aujourd’hui encore, Marion, c’est ma principale source d’inspiration et c’est mon binôme… J’ai plein d’affinités musicalement avec d’autres gens et je serais amenée à en avoir encore plus, mais il n’y ’a jamais quelqu’un avec qui j’aurai le même truc. Déjà parce que, même si t’as raison dans ce que tu dis, en vrai elle est hip hop sur plein d’aspects. Marion c’est une petite meuf discrète, assez réservée, mais la première fois que je l’ai entendue derrière un piano elle rappait ! Et elle rappait bien tu vois, propre et tout, vrais textes, rebelles, contestataires… Ça m’a choquée! A l’époque on était l’inverse. Moi j’étais dure, vénère, deter’ et tout en apparence, alors que dans le fond c’était l’inverse… Ça m’a choquée. Quand tu la vois en apparence t’imagine pas mais en vrai elle est tellement hip hop… C’est une vraie artiste, c’est ça aussi que j’ai aimé. Cette meuf elle m’a traumatisée dans le bon sens. Ma vraie rencontre avec la musique c’est elle. Et puis y’a les racines aussi. A la base on est voisine, on a évolué un peu ensemble, on a pris des parcours différents mais c’est la musique qui nous réunies tout le temps. On s’est re-connectées comme à nos débuts alors qu’on a fait totalement autre chose entre temps mais avec toujours ce lien à la musique qui, pour moi, même quand je m’en éloignais pour les études, pour plein de trucs, existait par elle.

On s’est jamais lachées mais nos parcours musicaux ils se rencontrent enfin maintenant. D’ailleurs sur l’album il y a un bon tiers des prods qui sont d’elle.

Pour suivre un peu le fil d’Introduction, après Marion Napoli, les deux noms que tu évoques c’est Mokless et Koma. T’es aujourd’hui produite par la Scred Connexion, comment ça s’est passé ? Est-ce que c’est un choix de ta part d’avoir choisi cette école du rap ?

Ça peut surprendre c’est vrai. C’est sûr que si j’avais fait ce choix artistique à 20 ans, je ne serai pas allée chercher la scred. Déjà parce que je ne les connaissais pas. Mais comme j’ai fait ce parcours un peu à l’envers c’est tombé au moment ou je les écoutais beaucoup. Est-ce que c’est un choix ? Oui. Quand j’ai décidé de me lancer dans mon album, je me suis dit que je ne pouvais pas le faire toute seule. Je me suis dit, maintenant j’suis à Paname, tout est possible, faut que je me trouve une équipe pour produire cet album.

T’as pensé à d’autres canaux ?

Pour dire la vérité j’ai contacté des gens pour avoir des pistes ou des contacts mais sans suite donc j’ai pas insisté. Peu de temps après, j’ai ré-écouter l’album de Haroun, Au front, qui m’avait traumatisée à l’époque de la fac. Puis celui de Mokless, que j’a aussi écouté en boucle. Quand j’ai su que Haroun avait monté son label, je me suis dit qu’il fallait absolument que je travaille avec lui ! Je l’ai contacté et l’échange était à la hauteur de mes espérances,  voire mieux, mais ça n’a pas pu se faire à ce moment-là, notamment pour des raisons géographiques (le label est en Suisse). Un petit clip dans le sud et un Open mic à Paris plus tard, Mokless et Koma me découvrent via les réseaux sociaux et me contactent pour me proposer d’être la première artiste produite par la SCRED CONNEXION. Ça part de là…

De toute façon la Scred je pourrais travailler avec eux rien que pour leur blase parce que c’est tout ce que j’aime. On les voit pas trop mais tout le monde sait qu’ils sont là, en plus c’est des mecs authentiques, ça me parle.

C’est vrai qu’on sent Haroun comme influence dans ton écriture, même plus largement dans l’approche musicale…

Ouais c’est clair et c’est assumé. J’ai pas trop parlé de mes influences musicales à part dans le morceau Toute une histoire, mais Haroun en fait clairement partie c’est sur.

D’ailleurs ce morceau, il a un petit côté “Lecture Aléatoire” de Médine …

De ouf. Moi comme j’t’ai dit j’ai fait mon écoute un peu à l’envers. J’ai commencé à écouter du rap avec ce qu’on nous balançait à la radio, j’écoutais Rohff, les Psy 4, Diams, etc. Mais les classiques, je les ai découverts plus tard, petit à petit… Même encore aujourd’hui, j’en ai parfois honte mais y’a plein de gars que j’connais pas ! Mais c’est aussi ça que je kiffe, je continue à découvrir des trucs tout le temps. Ce que j’kiffe aussi c’est que y’en a pas mal qui sont encore complètement d’actualité dans leurs lyrics. Après ouais y’en a qui vieillissent mal, j’écoute à petite dose pour savoir ce qui s’est fait avant….

Justement dans Introduction tu parles de ça, “les anciens qui vieillissent mal”, “NTM – La Cliqua / PNL et  Niska” tu veux dire quoi avec cette phase ?

En fait c’est juste un constat, un peu pour poser une sorte de fourchette temporelle tu vois. Genre les références c’est passé de NTM – La Cliqua à PNL et Niska, c’est pas du jugement c’est juste pour poser le truc. Quand je parle des anciens qui vieillissent mal c’est pas eux personnellement c’est pour constater que le rap évolue et c’est pour se situer aussi. Savoir où en est, dans quoi on s’inscrit, qu’est-ce qu’on en fait de ce rap, etc. Pour éviter le débat “est-ce que c’était mieux avant?”. Moi j’amène mon grain de sel dans tout ça, j’me situe comme ça.

Par rapport à ça, ton seul featuring pour le moment c’est Demi Portion et quelque part c’est cohérent avec ce que tu viens de dire. C’est pas devenu un vieil aigri, et c’est pas non plus un rookie. Parce que Demi il peut être rangé dans l’avant comme dans le maintenant, c’était voulu ?

Ouais t’as raison c’est assez révélateur. Moi j’pense pas que le rap c’était mieux avant. J’ai été un peu bloquée à un moment car j’ai pas aimé tout de suite certaines évolutions, je les ai surtout pas comprises tout de suite. Il y a surement des trucs qu’on regrette, des valeurs peut-être qui évoluent, je sais pas mais il y a plein de trucs lourds qui se font en ce moment. C’est inspirant. C’était juste différent avant c’est tout. Aujourd’hui il y a beaucoup de talents. Et Demi c’est aussi un peu une question de génération. On est un peu entre deux générations et ça se voit. C’est aussi ce que je voulais montrer dans la série de Cypher, on fait des trucs plus actuels, on reste pas que sur du boom bap classique, on mélange. Pour moi aussi, ce mélange, cette diversité elle vient du fait que je travaille avec des musiciens et pas que d’influences hip-hop. Ça amène un univers super intéressant sur les prods.

Dans les thématiques que t’évoques, il y en a pas mal qui sont un peu d’ordre générationnelles, il y la question du sud, qui revient beaucoup. Plus précisément même la question du départ du sud… Tu l’évoques de manière imagée avec la référence aux glaces, au “snack de babeth”…

Ouais il y a pas mal de second degré, et d’images. Le snack de Babeth j’étais obligée ! Ce Cypher là il me tenait particulièrement à coeur. Je voulais représenter un peu d’un côté, mais j’voulais aussi montrer par deux trois p’tits pics les raisons pour lesquelles je suis partie. Le morceau il s’appelle “Mon Sud” d’ailleurs pas “le sud”, parce que moi, c’est de mon sud que je suis fière, pas celui des fachos qui s’y trouvent. Y’a pas beaucoup de négatif en vrai, mais les mauvais côtés sont bien incrustés. Le manque de taff artistique aussi, qui fait qu’on est souvent obligé de partir pour réussir.

Je voulais parler de tout ça même si ça reste un endroit que je kiffe et qui évolue. J’y retourne souvent et je retournerai y vivre c’est sûr mais bon tu connais paname, tu viens pour un an puis tu restes…

Une autre thématique que t’abordes, assez forte pour notre génération, c’est celle des attentats… Tu l’abordes pas forcément comme un hommage mais disons que tu mets les mots sur un sentiment d’impuissance plutôt…

J’habite ici moi, rue de Charonne, j’étais là. Pareil pour la promenade des anglais. Ça m’a énormément touchée. Et vu que le rap c’est en partie ma thérapie, j’étais obligée de l’évoquer dans mes textes… J’ai pas réussi à en parler tout de suite, comme je peux le dire dans J’ai pas les mots, quand l’émotion est trop forte, j’arrive pas à écrire. J’ai eu besoin de temps pour écrire sur ce sujet. Mais bien sûr quand j’ai fait un bilan de mon année 2015-2016, je pensais beaucoup à ça. J’aurais pas fait de morceau « public » entièrement dédié à ça car c’est le genre de sujet sur lesquels un Medine ou un Kery se sont trop bien exprimés pour que j’ai quelque chose à rajouter. Et je comptais sur eux pour ça. Mais voilà dans “Introduction” j’explique pourquoi c’est important pour moi de faire cet album et qu’est-ce qui a fait qu’en moi j’ai eu ce besoin d’écrire, et ça, ça fait partie des choses importantes.

Il y a également quelque chose de très présent, presque malgré toi, c’est la question des meufs, d’être une meuf…

Ouais c’est clair que c’est souvent malgré moi. En vrai tout le monde me dit “ouais t’es grave féministe”, ça me met un peu mal à l’aise. Déjà je comprends pas toujours ce terme, le sens qu’on lui donne, mais en même temps quand je fais le bilan, ouais je parle souvent de choses liées au fait d’être une femme. Cet album il est introspectif, il parle beaucoup de moi donc forcément si je raconte mon vécu ça ressort. J’parle de ce que je vis et au quotidien y’a des choses auxquelles je suis confrontée qui, du coup, ressortent dans mes textes. Si j’en parle autant c’est que je le vis autant, c’est tout. On nous rappelle constamment qu’on a pas forcément notre place ici ou là, donc à un moment…

Dans un son qui sera dans l’album tu dis “On veut pas un droit mais être celles pour qui tu votes”, comme si tu précisais bien que la question c’était pas “est-ce que j’ai le droit d’exister?” mais “j’existe” et donc va falloir faire avec et le considérer…

Ouais on peut appeler ça du féminisme du coup [rires]. D’ailleurs sur les réseaux sociaux il y a eu pas mal de commentaires qui disait ça, mais mon message en général c’est juste de raconter ce que je vis c’est tout. Un mec qui raconte sa life dans un son, qui dit que c’est un bonhomme, etc., on lui demande pas s’il défend la cause des hommes. Moi direct on me renvoie à ça. J’y pense pas forcément quand j’écris et même des fois je me dit “putain j’ai encore parlé de ça”. Mais bon un mec qui raconte sa nuit à paname dans un son, il aura plein de trucs à raconter, moi aussi, mais moi comme je suis une meuf, ben y’a 80% de chances que quand je raconte ce qui m’arrive je te parle d’un mec qui a eu une attitude relou, parce que c’est la réalité. Tant qu’on le vivra au quotidien on sera obligé d’en parler. J’aimerais en parler moins mais moi en plus je suis souvent dans des milieux masculins, le rap, le sport et tout donc ouais, ça fait partie de mes combats. Regarde par exemple, j’te raconte une anecdote. Dernièrement à un concert où je partageais une scène avec d’autres artistes, un de ces artistes me dit “T’façon moi j’aime pas le rap de meuf”. Je lui ai dit que ça voulait rien dire, c’est quoi le rap de meuf ? Shay et moi on fait le même rap ? Après il a plutôt bien aimé notre passage il m’a dit “ah ouais j’ai compris, toi ça va j’aime bien”. Mais attends on peut pas dire ça, tu vois. Genre, j’aime pas le rap de meuf mais toi ça va. C’est comme dire j’suis pas raciste j’ai un ami noir… C’est comme les gars qui me comparent à certaines meufs. Déjà d’abord pourquoi tu me compare qu’à des meufs ? Et puis voilà, ils me comparent toujours aux mêmes meufs qui dans leurs têtes font un peu “du rap de mec” tu vois, genre Keny Arkana, Ladea, etc. Attention, je les kiffe de ouf ces meufs, elles m’ont inspirées et c’est super flatteurs, mais tu peux me comparer à plein d’autres MC’s, en vrai y’a des mecs qui m’ont beaucoup plus inspirée ou à qui je m’identifie plus des fois.

Tu fais pas mal de son dans un délire d’egotrip aussi. En écoutant des sons comme “Mic à Gaz” par exemple ou même “Dunk” on a l’impression que ce que tu mets en avant c’est plus ton rapport au mic, que ta performance. Comme si tu disais, là dessus, sur mon authenticité, sur ma démarche, on peut pas me test…

C’est carrément ça. Et puis justement même par rapport à tout ce que je viens de te dire, on est sur un pied d’égalité donc je te le redis, si besoin par mes morceaux, et juge moi là dessus. Je veux bien en découdre mais dans les règles.  Pour moi ce n’est pas question de sexe, d’âge ou de physique dans le hip hop. Homme ou femme, jeune ou vieux, moche ou beau, c’est le talent qui parle et rien d’autre.

Pour la suite immédiate, c’est donc l’album Toute une histoire début 2019, est-ce qu’on peut reprendre ta punchline “les histoires les plus longues finissent résumées en un texte” pour dire que les histoires encore plus longues finissent résumées dans un album ?

Franchement ouais ! C’est pas vraiment un résumé de ma vie, mais un résumé de ce que j’ai pu faire artistiquement et puis un bilan, un peu, de ces dix dernières années de ce que j’ai vu, ap… Après y’a aussi des morceaux de vie, des choses sur lesquelles j’ai voulu m’arrêter pour ce qu’elles ont représentées pour moi, les leçons que j’en ai tirées…Et puis y’a pas mal de délires un peu egotrip. Encore une fois, c’est un peu des bouts de journal intime, recollés en essayant d’être cohérents mais ça, ce sera le public qui le dira.

Qu’est-ce qu’on te souhaites en 2019 ? Rassures-nous, t’as pas mis autant de temps à en venir au rap pour t’arrêter avec cet album ?

[rires] C’est la question ! Même moi je sais pas de quoi sera fait demain artistiquement, ça dépend de pleins de choses…Moi pour l’instant j’ai l’envie que cet album soit perçu comme je l’ai envoyé. Je veux aussi qu’on tourne beaucoup avec, j’ai envie qu’on fasse plusieurs villes de France pour le présenter. Je veux qu’il serve à me faire connaître…

C’est un peu ta carte de visite ?

C’est le recto de ma carte de visite ! Pas encore le verso…[sourire]