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EDITO

La génération sacrifiée relève la tête

Jeudi dernier, le Premier ministre a annoncé les nouvelles mesures sanitaires prises au vu de la propagation du virus. Le chef du gouvernement n’a eu aucun mot pour les jeunes, aucune annonce n’a été prise les concernant. Les jeunes sont les grands oubliés des mesures gouvernementales. 

Nous sommes parmi les premières victimes de la crise. La précarité est devenue notre quotidien : précarité de nos revenus, précarité face à l’emploi, précarité des études et de nos formations… 

Depuis des mois, nous entendons les éditorialistes dire que nous sommes une génération sacrifiée, mais si nous le somme ce n’est pas à cause de la pandémie, mais bien de l’inaction du gouvernement. 

Cela fait des années que nous alertons le gouvernement sur la situation catastrophique de la jeunesse. Ils ont toujours refusé de nous écouter. Depuis le premier confinement, nous avons également demandé des mesures d’urgence pour lutter contre la précarité des jeunes et lutter contre le décrochage. Rien n’a été fait. 

Le gouvernement est pleinement responsable de la crise dans laquelle sont plongés les jeunes. Honte à ce gouvernement, honte à ces ministres déconnectés des réalités qui nous donnent des leçons de vie. Honte à ce président de la République qui voulait faire de la jeunesse une de ses priorités en juin dernier et qui n’a rien fait. 

Oui, c’est difficile d’avoir 20 ans en 2020. Surtout quand le gouvernement met sur notre dos la responsabilité de l’avancement de la pandémie, lorsque rien n’est fait pour rattraper le retard scolaire, lorsque rien n’est fait non plus pour lutter contre le chômage et la précarité des jeunes. Notre avenir n’a jamais été autant compromis.

Mais aujourd’hui, nous disons qu’il y en a assez. Assez de ces politiques qui visent à précariser la situation des jeunes. Assez du chômage. Assez de la casse de nos formations. 

Aujourd’hui, les jeunes relèvent la tête et reprennent leur avenir en main. Le gouvernement ne fait rien pour nous ? Et bien nous allons lui imposer nos revendications. 

La jeunesse regorge de forces créatrices, d’innovation et d’ingéniosité. Nous sommes les plus à même de sortir de cette crise économique et plus généralement de répondre aux défis qui sont devant nous. Mais pour y parvenir, il faut nous donner les moyens de nos ambitions. Au lieu de la précarité nous voulons la sécurité que nos formations ne seront pas dégradées. Au lieu du chômage et de la précarité, nous voulons avoir une sécurité de l’emploi. Pour construire sereinement notre avenir, il faut sécuriser nos parcours !

La jeunesse est l’avenir du pays, il faut désormais que le gouvernement le comprenne. Alors faisons du bruit, continuons de nous mobiliser et faisons plier une bonne fois pour toute ce gouvernement.