Helwann Nedjar
FRANCE

Marion Maréchal Le Pen dans le Loiret: vous ne passerez pas!

Depuis presqu’un an, une averse nationaliste se promène dans les rues d’Orléans. Et certains militants ont vu leur parapluie troué. Agressions, menaces, vols et dégradations se succèdent. C’est dans ce contexte de violence gratuite et fascisante, que le 28 mars 2017, Marion-Maréchal Le Pen est accueillie à bras ouverts par la Mairie de Saint Jean le Blanc (à côté d’Orléans)

Un rassemblement sous haute tension

Tout le milieu antifasciste ; des syndicats, des partis politiques et autres organisations ont organisé un rassemblement devant ladite mairie. Un rassemblement qui s’est bien déroulé, grâce notamment à une présence nombreuse et organisée d’un service d’ordre. Et ce malgré les menaces sur la page Facebook de l’évènement d’une brigade fasciste. Un discours porté par les différents responsables syndicaux qui a su raviver la colère et la détermination à faire barrage à Marine Le Pen et à ses partisans de la haine.

Une arrière boutique peu reluisante

A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, il est révoltant de voir que la fachosphère orbitant autour du FN s’autorise de plus en plus d’agressions xénophobes et d’actes de violences envers des militants politiques. Et il est révoltant de voir que leur discours séduit de plus en plus de jeunes, mis à l’écart dans une société de plus en plus individualiste, pensant que le FN est la solution. Ce parti de la peur n’est que le bras armé du capitalisme le plus dur qui soit et a longtemps servi d’épouvantail aux partis de gouvernement. Aujourd’hui, la montée de son discours ainsi que celle des violences racistes ne sont que des symptômes d’un racisme d’état généralisé : délit de faciès, violences policières intensifiées, discrimination à l’embauche et au logement, pour ne pas tout évoquer.

Détermination intacte de la part des manifestants

Les nombreuses personnes présentes au rassemblement affirme leur fermeté face aux idées défendues par le Front National comme par exemple Helwann, lycéen de 17 ans.

“Il est important pour moi d’être présent lors de ces rassemblements. Chez les jeunes communistes, nous serons toujours présents dans nos rues, nos quartiers et dans toute la France pour combattre l’idéologie fasciste. Les jeunes ne veulent pas du futur proposé par M. Le Pen.