Affiches des films
CULTURE

Les conseils cinéma pour le week-end

Carmen et Lola

“Carmen vit dans une communauté gitane de la banlieue de Madrid. Comme toutes les femmes qu’elle a rencontrées dans la communauté, elle est destinée à reproduire un schéma qui se répète de génération en génération : se marier et élever autant d’enfants que possible, jusqu’au jour où elle rencontre Lola. Cette dernière, gitane également, rêve d’aller à l’université, fait des graffitis d’oiseaux et aime les filles. Carmen développe rapidement une complicité avec Lola et elles découvrent un monde qui, inévitablement, les conduit à être rejetées par leurs familles.”

Plus qu’un film sur le tabou de l’homosexualité dans la communauté gitane, Carmen et Lola montre une jeunesse en quête d’émancipation et de liberté, face à  des traditions imposées par leur famille, leur mode de vie, leur religion. Dans une réalisation quasi-documentaire (caméra-épaule), la réalisatrice espagnole Arantxa Echevarría réussit à capter de vrais moments de vie derrière un sujet sombre.

Les Chatouilles

“Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Adulte, Odette danse sa colère, libère sa parole et embrasse la vie…”

Les Chatouilles est un film nécessaire, qui porte à l’écran un sujet peu abordé : la pédophilie. Plus particulièrement, la pédophilie dans le cercle familial. Présenté dans la section un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, Les Chatouilles a d’abord été une pièce de théâtre “Les Chatouilles, ou la danse de la colère”, récompensée du Molière du meilleur seul en scène. Dans les deux cas, Andréa Bescond et Eric Métayer sont à l’origine de projet.

Dans une mise en scène lumineuse, sans pathétique ni misérabilisme, Les Chatouilles est un film sur la résilience et la reconstruction porté par la magnifique performance d’Andréa Bescond, pleine d’énergie et d’envie de vivre. Cette énergie se retrouve dans les puissantes scènes de danse qui rythment le film.

Lire aussi : Les Chatouilles, plus que nécessaire

Premières Solitudes

“Il s’agit d’un portrait d’un âge de la vie : 16 /18 ans.

A cet âge-là, si on a de la chance on est au lycée, ici on est à Ivry et on discute entre les cours, même parfois pendant les cours. Assis dans le couloir ou dehors sur un banc ou sur le parapet avec vue sur la ville. Les jeunes gens dialoguent à deux ou à trois et ils découvrent leurs histoires respectives, celles dont ils héritent, de la famille, et ils parlent de leurs passions et de leurs solitudes.

A cet âge-là chacun voit le moment où il faudra quitter la famille, quand elle existe… Et la fuir encore plus quand elle est toute cassée. Être seul c’est bien et c’est mal. On cherche, on en discute.”

Après Le Concours et Récréations, la documentariste Claire Simon s’intéresse à la jeunesse, ses aspirations et sa solitude. On lui fait confiance pour porter un regard bienveillant sur ces sujets comme à son habitude. La cinéaste puise sa matière dans ces discussions de lycéens  à un âge clé de la vie entre tourments, solitudes et conflits familiaux.