Affiches des
CULTURE

Les conseils cinéma pour le week-end

Cette chronique présente les films qui m’attirent le plus parmi les sorties de la semaine. Je me base sur la filmographie du cinéaste, la bande annonce et le synopsis du film quand je n’ai pas pu le voir avant !

Pupille

Théo est remis à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C’est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision…ou pas. Les services de l’aide sociale à l’enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s’occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d’incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s’appelle Alice et cela fait dix ans qu’elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l’histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

Si la réalisation est à la limite du documentaire, la réalisatrice Jeanne Herry (Elle l’adore) arrive à faire de cette – celle d’un enfant naît sous X – une véritable oeuvre romanesque. Avec un casting presque parfait (Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Elodie Bouchez), Pupille semble être un des films les plus beaux et délicats de cette fin d’année.

Leto

Leningrad. Un été du début des années 80. En amont de la Perestroïka, les disques de Lou Reed et de David Bowie s’échangent en contrebande, et une scène rock émerge. Mike et sa femme la belle Natacha rencontrent le jeune Viktor Tsoï. Entourés d’une nouvelle génération de musiciens, ils vont changer le cours du rock’n’roll en Union Soviétique.

Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, Leto a fait parler de lui et surtout de son réalisateur Kirill Serebrennikov, censuré dans son pays et interdit de sortir de Russie, il n’avait ainsi pas pu défendre son film en mai dernier. Mais surtout, Leto marque dès la bande annonce par son esthétique, alternant le noir et blanc et quelques scène en couleur. Les personnages principaux prennent alors toute la lumière pour un rendu visuel très impressionnant. Et bien sûr, élément essentiel dans un film sur la musique, la bande-son immersive dans le Rock’n’Roll de  l’Union Soviétique. Serebrennikov pourrait dénoncer sa situation personnelle mais préfère garder une certaine pudeur et laisse paraître la critique du régime avec beaucoup de subtilité.

Une affaire de famille

“Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…”

Deuxième palme d’or pour l’un des meilleurs réalisateurs japonais – si ce n’est le meilleur – Kore-eda (Tel Père, tel fils) avec Une Affaire de famille. Ces informations devraient suffir pour courir le voir, mais aussi parce que c’est une chronique sociale, touchante et même drôle.