Affiches des films
CULTURE

Les conseils cinéma pour le week-end

Cette chronique présente les films qui m’attirent le plus parmi les sorties de la semaine. Je me base sur la filmographie du cinéaste, la bande annonce et le synopsis du film quand je n’ai pas pu le voir avant !

Guy – à la recherche du père perdu

“Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu’il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.”

Pour son deuxième film en tant que réalisateur, Alex Lutz s’essaye à la mise en abyme du documentaire à travers de la fiction. Il tente alors de décomposer l’icône pour lui redonner des valeurs humaines. Il peint aussi le portrait d’artiste, tout le temps sur le route, à la fois hyper-entouré et terriblement seul avec finesse et tendresse. A noter aussi la performance d’acteur d’Alex Lutz qui campe le rôle de Guy, et qui malgré la différence d’âge entre lui et son personnage, tient son rôle de bout en bout.

De chaque instant – les études d’infirmier devant la caméra

“Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes gens, filles et garçons, se lancent dans des études en soins infirmiers. Entre cours théoriques, exercices pratiques et stages sur le terrain, ils devront acquérir un grand nombre de connaissances, maîtriser de nombreux gestes techniques et se préparer à endosser de lourdes responsabilités. Ce film retrace les hauts et les bas d’un apprentissage qui va les confronter très tôt, souvent très jeunes, à la fragilité humaine, à la souffrance, aux fêlures des âmes et des corps. C’est pourquoi il nous parle de nous, de notre humanité.”

Documentaire sur le métier et les études d’infirmier·e·s, De chaque instant est beaucoup plus que ça. Le réalisateur capte avec humanité les premiers pas de jeunes hommes et femmes dans ce métier de la santé. Il pose sa caméra avec pudeur et montre les difficultés et les passions qui peuvent exister. Comme à chaque documentaire Nicolas Philibert (Etre et avoir) parle de la situation social du pays et révèle le manque d’investissement dans la santé publique et les conditions de travail de plus en plus dégradées des infirmiers et infirmières en France. De chaque instant reste un bel hommage à ce métier parfois dévalorisé et pourtant essentiel.

Sauvage – un anonyme dans la ville

“Léo, 22 ans, se vend dans la rue pour un peu d’argent. Les hommes défilent. Lui reste là, en quête d’amour. Il ignore de quoi demain sera fait. Il s’élance dans les rues. Son cœur bat fort.”

Premièrement, ce touchant premier film tient à la prestation de son acteur principal, présent sur toutes les scènes Felix Maritaud, révélé dans 120 battements par minutes et confirmé ici. Maritaud incarne avec beaucoup de force et de sensibilité. Aussi, Camille Vidal-Naquet met en lumière un sujet tabou dans le débat public et c’est très cru. Le réalisateur film les corps et leurs imperfections, sur le temps qui passe et qui use la peau. Parce que Léo est un homme qui vit au jour le jour, qui dort dans la rue et qui est malade. C’est grâce à cette réalisation cru que Vidal-Naquet ne tombe pas dans le pathos et le misérabilisme malgré les gros plans sur le visage de Léo.

Sauvage soulève tout un tas de question et interroge sur la prostitution et les débats qui y sont liés : le corps comme marchandise. On aurait d’ailleurs aimé que le réalisateur propose une réponse.