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EDITO

Les étudiantes et étudiants ne paieront pas la crise !

La rentrée débute cette semaine. Comme tous les ans à cette période, les organisations étudiantes publient leurs études sur le coût de la vie étudiante. Pour la troisième année consécutive, les résultats affichent une augmentation du coût de celle-ci Cette année, elle est évaluée à plus de 3% par rapport à l’année dernière selon les chiffres de l’UNEF et de la FAGE. 

Sans aucune surprise, le logement reste de loin la première dépense des étudiantes et étudiant, représentant plus des deux tiers de leur budget. C’est ce même poste de dépense qui se voit augmenter de 6% dans certaines grands villes de France. Malgré cette inflation, aucunes mesures n’ont été annoncées pour permettre de à chacune et chacun de se loger décemment.  

Cette augmentation du coût de la vie étudiante s’inscrit dans un contexte de crise économique où les revenus des étudiantes et étudiants risquent fortement de diminuer. En effet, des milliers de jeunes ont été privé d’un emploi et donc d’un revenu durant l’été. Alors que 20% des étudiantes et étudiants vivent sous le seuil de pauvreté et qu’un sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études, cette absence de revenus estivaux risque d’amplifier la précarité étudiante pour l’année à venir.

Face à cette hausse de la précarité étudiante, le CROUS et le système de bourse sont incapables de répondre aux besoins des étudiantes et étudiants.

Ce n’est pourtant pas la première fois que la précarité étudiante se rend visible sur  la scène médiatique. Pendant le confinement, le nombre d’étudiantes et étudiants obligé.e.s de se tourner vers des organismes de distribution alimentaire avait fait la une de plus d’un média. L’année dernière aussi, suite à des mobilisations étudiantes contre la précarité, les médias et les personnalités politiques jusqu’au plus haut sommet de l’Etat s’étaient émus de la situation des jeunes. 

A cette occasion, le gouvernement avait annoncé s’engager pour lutter contre la précarité étudiante. Aujourd’hui, force est de constater que rien n’est fait et que la situation se détériore d’année en année: mise à part la baisse du ticket de resto U à 1 euros pour les boursières et boursiers, aucun mesure d’ampleur n’a été annoncée

Le “monde d’après” tant vanté par Emmanuel Macron et les éditorialistes des Echos ressemble étrangement au monde d’avant. Pourtant, la précarité étudiante n’est pas une fatalité, des solutions existent. L’urgence doit être à un réinvestissement massif dans les services du CROUS et à la création d’un revenu étudiant financé par les cotisation sociales pour sortir durablement les jeunes étudiants de la précarité.

Ni les jeunes, ni les étudiantes et étudiants ne  doivent payer la crise !