rédaction
EDITO

Pour que vivent les partiels en présentiel

C’est la rentrée et avec elle le début des partiels de janvier pour des milliers d’étudiants et d’étudiantes. 

Dans la période de résurgence de l’épidémie et du variant omicron,  l’organisation des sessions d’examens demeure complexe pour les universités. Elles se préparaient dans le flou tout comme les étudiants et les étudiantes.  

En effet, c’est seulement à une semaine de la rentrée que la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche est sortie de son mutisme pour faire des annonces sur l’organisation de ceux-ci. Pour Vidal, la situation reste sous contrôle et elle appelle à la gestion au cas par cas par les universités. 

Cette mauvaise organisation pour les universités, l’absence de protocole sanitaire strict poussent de nombreux étudiants et étudiantes à revendiquer le passage des examens en contrôle continu. 

Pourtant, le contrôle continu, comme cela avait pu être revendiqué par quelques organisations étudiantes et de jeunesse pour le baccalauréat,  engendre une profonde rupture d’égalité et est la pire des solutions. 

En effet, le contrôle continu vient renforcer l’aspect diplôme local ou maison déjà en place dans les universités du fait de l’autonomie de celles-ci. Un diplôme de sociologie n’a déjà plus la même valeur s’il a été obtenu à Poitiers ou à Lille, avec le contrôle continu c’est cette logique qui est renforcée.

Au contraire, il faut en finir avec l’autonomie des universités et la gestion au cas par cas. Il faut pouvoir passer des examens dans de bonnes conditions sanitaires et égalitaires. 

Pour cela il faut distribuer des masques FFP2 et des autotests à chaque étudiant et étudiante et assurer des tests covid sur les campus. Enfin, il faut aller plus loin pour assurer par la suite le maintien des cours en présentiel en maintenant la distribution de ces masques et des auto-tests dans les universités et les cités-U. C’est cela qui freinera la propagation du virus.