rédaction
EDITO

L’aveu d’échec de Macron !

Mercredi  soir, le Président de la République s’est exprimé face à la Nation, une allocution toute en hypocrisie. Pour reprendre les mots du Président, à chaque étape de l’épidémie, le Gouvernement a commis des erreurs, et elles sont  de taille.  Le tir aurait pu être recadré  il y a maintenant un an, pourtant l’exécutif a continué de foncer droit dans le mur, malgré les multiples alertes et interpellations. 

Emmanuel Macron  a remercié chaleureusement le personnel soignant sur le pont depuis plus d’un an et  leur a demandé de fournir des efforts supplémentaires au vu de la situation épidémique du pays. Hypocrisie.  Les soignants et l’hôpital public subissent de plein fouet les conséquences de la politique libérale du Gouvernement. 

Aucun recrutement de personnel de santé, aucune revalorisation des salaires n’ont été réalisés depuis un an. L’engorgement de l’hôpital public aurait pu être évité avec la mise en place de moyens exceptionnels pour la santé. Lors de son discours, le chef de l’Etat a appelé une nouvelle fois à la réquisition des étudiants et des étudiantes en santé pour venir en renfort au personnel de santé et ouvrir davantage de lits en réanimation. Ce  nouvel aveu d’échec perturbe encore une fois la formation du personnel de santé de demain.

Emmanuel Macron a mentionné avoir une pensée particulière pour les étudiantes et les étudiants du pays. Hypocrisie. Les étudiants et les étudiantes ont été oubliés des mots du Président exprimés mercredi soir. Alors que plus d’un étudiant sur six est en décrochage, le Président des jeunes n’a rien dit à ce sujet. Jean Castex face à l’Assemblée et au Sénat non plus. 

Pourtant ce chiffre alarmant doit nous alerter, mais aujourd’hui il semble juste marqué dans le marbre sans que personne ne puisse y faire quoique ce soit. Pourtant des solutions existent telle que la création d’un service de l’orientation, déployé dans chaque établissement d’enseignement supérieur, chargé de contacter chaque étudiant en décrochage et lui proposer une formation pour la rentrée de septembre. 

Alors que l’année universitaire touche à sa fin, le statu quo reste dangereusement le même. Aucune mesure pour faire face au décrochage n’a été annoncée, aucun plan de rattrapage n’est prévu, aucune mention des stages, rien non plus sur la précarité étudiante. 

Alors qu’il ne reste que peu de cours avant la fin de l’année universitaire, les examens de cette seconde session risquent fortement d’aller vers l’échec.  Il faut organiser dès la mi-mai des séances de révision avec le personnel éducatif et ce au sein des établissements d’enseignement supérieur mais surtout permettre à l’ensemble des étudiants d’avoir accès aux rattrapages et ce quel que soit la note obtenue aux examens. 

L’annonce du confinement va également mettre profondément en difficulté les étudiants et étudiantes en stage, ainsi que celles et ceux n’ayant pas  encore trouvé de stage pour valider leur année. Une fois de plus, l’exécutif ne propose aucune solution ambitieuse à ce sujet et laisse des milliers d’étudiants sur le carreau. 

L’exécutif ne semble toujours pas disposé à tirer les leçons de l’an passé et à se pencher dès à présent sur la préparation de la rentrée de septembre  pour permettre à chaque jeune de retourner sur les bancs de l’université et ce une fois pour toutes.