Gouvernement : la jeunesse n’est toujours pas une priorité

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On prend les mêmes et on recommence ? Après sa nomination, Élisabeth Borne a annoncé ce vendredi la composition de son gouvernement.  

Dès la nomination d’Élisabeth Borne, Emmanuel Macron avait annoncé la couleur politique de son gouvernement. En politique, on est ce qu’on fait. Élisabeth Borne semble avoir pour seule boussole le libéralisme et l’austérité qui va avec. En tant que ministre, elle a été responsable de la casse de notre modèle social : privatisation de la SNCF, fermeture d’une centrale nucléaire, destruction du statut de chômeurs… En tant que Première ministre, elle a dore et déjà annoncé sa volonté de reculer l’âge du départ à la retraite. Élisabeth Borne est donc une Première ministre de droite pour continuer une politique de droite.

Le remaniement gouvernemental est à cette image. Tout d’abord, nous observons le traditionnel jeu de chaises musicales propres à chaque remaniement, nous remarquons également de nouvelles entrées de ministres provenant des rangs de la droite, mais aussi venant de… la droite. Mais le plus étonnant, c’est peut-être l’absence de ministre de la Jeunesse. 

Toujours pas de politique jeunesse

La jeunesse est dans une situation catastrophique : chômage, précarité, inégalités, mise en concurrence, affectée dans des filières par défaut, détresse psychologique, baisse des pratiques sportives et artistiques… Ce ne sont pas les sujets qui manquent et pourtant les nouvelles générations ont été les grands oubliés du quinquennat précédent.

En réaction à cette situation, Emmanuel Macron a annoncé vouloir faire de la jeunesse une priorité du quinquennat. Résultat ? Toujours pas de ministère dédié à la jeunesse. Nous devrons encore une fois nous contenter d’une délégation affiliée au ministère de l’Éducation nationale. 

Emmanuel Macron aura mis encore moins de temps qu’il y a 5 ans pour faire son premier retournement de veste. Le soir du second tour, il s’était pourtant dit redevable aux électeurs de gauche ayant voté en sa faveur pour faire barrage à l’extrême droite. Une nouvelle fois, le Président ne semble pas avoir tenu sa promesse. 

Désormais, nous sommes face à un choix. Soit on repart pour 5 années de souffrance et de mépris, soit on glisse le bulletin de l’espoir les 12 et 19 juin prochains. 

Nous pouvons encore déjouer le projet funeste d’Emmanuel Macron. Gagner la retraite à 60 ans, l’augmentation des salaires, un réinvestissement dans les services publics et une véritable politique à destination des jeunes est encore possible. Aux élections législatives, votons pour les candidats de la nouvelle union populaire écologique et sociale.