Hausse des salaires : à Enedis, la lutte paie

publié le dans

Après trois séances de négociations salariales avec les directions, grâce à un taux de 70 % de grévistes pendant plusieurs jours, les organisations syndicales ont obtenu gain de cause. 

Finalement les 2 niveaux de rémunération (NR) pour tous les agents et agentes, et des primes allant jusqu’à 200 euros par mois en fonction de la rémunération, seront mises en place. La lutte organisée nationalement par les organisations syndicales des Industries électriques et gazières (IEG ) a donc porté ses fruits. 

Autour de la grève interprofessionnelle du 18 octobre, les travailleurs et travailleuses se sont mobilisés pour la hausse de leurs salaires. À travers des grèves et des manifestations, plusieurs secteurs d’activité expriment un ras-le-bol général quant à la situation économique et sociale du pays. 

Les syndicats réclament une augmentation générale de 10 % environ sur 2022. Précisément 7 % d’augmentation pour l’inflation et 3 % pour le partage de la richesse. 

De plus, en fond de ces mouvements sociaux sur les salaires, se dessine aussi la question de la réforme des retraites qui cristallise les tensions entre patronat et syndicats. Dans un contexte économique où, malgré le COVID, les plus grandes entreprises ont augmenté leurs bénéfices, les travailleurs et travailleuses restent lésés. 

Lutte à Enedis

C’est ainsi que le groupe ENEDIS affiche pour l’année 2021 un bénéfice de 15,3 milliards d’euros. Cependant les salaires et les conditions de travail ne se sont pas améliorés pour autant.  

Les organisations syndicales ont revendiqué une augmentation de 2 NR sur la grille salariale, ce qui représente une augmentation de 200 euros par mois pour toutes et tous. 

Dans le cadre des négociations salariales des entreprises de la branche des IEG, qui ont débuté en octobre, un préavis de grève permanent a été déposé par la FNME-CGT (fédération CGT des mines énergie). 

Un nombre important de salariés, à EDF, Hydraulique, RTE, ENGIE, ENEDIS, GRDF se sont organisés et mobilisés étant en grève à minima quatre heures deux fois par semaine. 

Parallèlement des actions ciblées coordonnées ont eu lieu sur le réseau électrique (coupures du réseau électrique par exemple). 

Afin de faire connaître les revendications des agents et agentes d’ENEDIS, des réunions auprès des non-grévistes ont été régulièrement organisées. Il est nécessaire de souligner ici l’importance de l’intersyndicale, réunissant la CGT, FO et les autres organisations syndicales présentent dans les IEG. 

Cependant, à cette heure, les négociations salariales sont toujours en cours dans la branche gazière des IEG (c’est-à-dire GRDF). La direction reste ici inflexible et campe sur sa proposition d’augmentation d’un seul NR pour tous les salarié-e-s. Or les organisations syndicales réclament les deux NR pour tous les travailleurs et travailleuses des mines et de l’énergie. 

Néanmoins, face au patronat, les travailleurs et travailleuses de GDRF, et par solidarité ceux d’ENEDIS, d’EDF et de RTE, continueront la lutte. De nouvelles journées de grève sont prévues ainsi qu’une participation aux différentes manifestations appelées nationalement.