L’édito de Camille Lainé

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Climat glacial mais mouvement social brûlant !

Il paraît que la vague de froid qui touche le pays nous vient de Russie, mais visiblement en plus de la neige il y a aussi un vent libéral qui traverse le pays.

Ce vent libéral c’est Macron qui le souffle depuis le début de son mandat. Ce n’est que le début, la preuve en est avec les annonces d’Edouard Philippe sur la SNCF et les cheminots. Le gouvernement a vraisemblablement décidé de s’attaquer à tout ce qui se rapproche de près ou de loin du service public dans notre pays. Après les étudiants puis l’éducation en général, c’est désormais la SNCF.

Les arguments les plus fallacieux sont utilisés alors que, ne soyons pas dupes, l’unique but et de pouvoir faire du profit en privatisant et enrichir les actionnaires. Le gouvernement brandit l’image d’un cheminot qui serait privilégié, trop payé et nanti. Au delà du fait que ce qui est véhiculé fait preuve d’un total mépris pour cette profession, ce sont en plus des mensonges ! La réalité est toute autre, les cheminots subissent des horaires contraignants, le travail de nuit, le travail les weeks end, des salaires relativement bas et, bien sur, ils n’ont pas plus de prime charbon que Macron n’a d’idées de gauche.

Bref, encore une fois tout est fait pour diviser les travailleurs entre eux, en pointant du doigt les cheminots le gouvernement cherche à nous détourner des vrais problèmes. Le véritable projet du gouvernement a pour but d’ouvrir le capital de la SNCF et la privatiser à court terme, comme ce fut le cas pour EDF/GDF et Air France. Par ailleurs, c’est purement scandaleux de faire croire aux français que privatiser une entreprise c’est la sauver et qu’en plus ça améliorera la qualité du service. La preuve en est avec les entreprises que j’ai déjà cité, puis prenons l’exemple récent de Vinci et des gens bloqués dans leur voitures pendant une nuit sur l’autoroute. C’est pourtant du privé, on entend tout de suite moins les gouvernants critiquer.

Bref, le climat est glacial mais le mouvement social va être chaud bouillant ! Il le faut ! Les Jeunes Communistes seront dans la rue le 15 mars pour continuer à nous opposer au plan étudiants et à la réforme des lycées mais nous y serons aussi le 22 mars avec beaucoup d’autres parce que c’est en étant uni·e·s et nombreux·ses que nous gagnerons !