Omicron, le variant que le monde pouvait éviter

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La découverte du nouveau variant du Covid-19, « Omicron », venu d’Afrique du Sud est un énième rappel à l’humanité et une preuve de l’irresponsabilité des pays impérialistes.

Cela fait deux ans maintenant depuis le début de la pandémie. 5 197 718 millions de morts dans le monde. 2 ans durant lesquels les pays du monde entier auraient pu et dû se concerter pour proposer une réponse unitaire et multilatérale dans la lutte contre la pandémie.

Or les grandes puissances ont préféré laisser les brevets aux mains de laboratoires privés à l’accès limité, fermer leurs frontières et se réserver tous les stocks de vaccins, dès leur découverte, afin de marchandiser l’accès aux vaccins et faire fructifier le capital.

Au vu des capacités de production mondiales du vaccin et de distribution des doses, nous pouvons aujourd’hui le dire : nous aurions pu éviter ce variant.

Comment ? En travaillant collectivement afin de donner une plus grande place au programme COVAX et de distribuer des vaccins aux pays ne pouvant ni le produire ni l’administrer et en levant les brevets pour permettre à tous les pays de développer des vaccins. Mais aussi en s’efforçant de répartir l’accès au vaccin dans le monde entier.

Mais non, les États du « Nord », Allemagne et Etats-unis en tête, entretiennent aujourd’hui un isolationnisme sanitaire nocif, faisant grandir la peur de l’autre, rejetant les responsabilités à l’extérieur, et tentant de freiner la circulation des personnes sans jamais remettre en cause le libre-échange, les délocalisations et la dérégulation. La levée des brevets est une fois de plus bloquée par l’Union européenne et les États-Unis.

Si ce nouveau variant a montré les conséquences catastrophiques d’un système capitaliste mondialisé, il a aussi montré que les solutions existent et que les voix en faveur de l’humanité montent et se rassemblent.

Ce lundi, une trentaine de syndicats d’infirmiers du monde entier « Global Nurses United », dénoncent directement l’Union européenne et les États-Unis, accusés de « protéger les profits des multinationales pharmaceutiques au détriment de la santé publique » et revendiquent la levée immédiate des brevets, à l’image de la campagne « pas de profits pour la pandémie » lancée par la gauche européenne.

Face à une pandémie qui continue de tuer partout, et qui ne semble pas prête d’être arrêtée, il est plus que temps de proposer des solutions unitaires et coordonnées. Levons les brevets, partageons les savoirs et travaillons dans l’intérêt collectif. 

Car si le virus n’a pas de frontière, les réponses pour le combattre ne doivent pas en avoir non plus.