S’endetter comme Barack Obama avec un prêt étudiant ?

publié le dans

EDITO

Cover Image for S’endetter comme Barack Obama avec un prêt étudiant ?

Mercredi soir, la candidate des Républicains affrontait Fabien Roussel dans l’émission « Face à Baba » sur C8. L’une des propositions phares de Valérie Pécresse pour la jeunesse concerne la mise en place de « Banques jeunes » pour financer les études. Des prêts étudiants en somme. 

Celle qui a mis en place l’autonomie des universités lorsqu’elle était alors ministre a précipité l’enseignement supérieur et la recherche dans le gouffre de l’austérité et la compétition. Selon elle, cette mesure permettrait à nombre de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur.

Mais à quel prix ? 

Ce que propose Valérie Pécresse c’est bien un endettement des jeunes. Financer leurs études eux-mêmes, avec un remboursement du prêt une fois en emploi. Comme l’a fait très justement remarquer Fabien Roussel, c’est bien un système à l’américaine que propose la candidate.

« Barack Obama a fini de rembourser son prêt étudiant quand il est devenu président »

À l’inverse, nous proposons que la société finance les études de sa jeunesse via une nouvelle branche de la sécurité sociale. Il s’agit du prolongement de la solidarité intergénérationnelle que nous avons mise en place au sortir de la seconde guerre mondiale avec le système de retraite et la sécurité sociale. 

C’est simple, les travailleurs et les travailleuses cotiseront selon leurs moyens au financement d’un revenu pour les étudiants et les étudiantes. Ce revenu universel à hauteur de 850 €/mois financé également par l’impôt pourrait être plus élevé en fonction des besoins des étudiantes et des étudiants (logement, proximité du lieu d’études…). 

Les étudiantes et les étudiants, une fois en emploi, cotiseront à leur tour. C’est bien cet objectif d’élever le niveau de qualification et de connaissances de la société, mais aussi de pouvoir cotiser à son tour qui fera office de « remboursement ». 

Alors le 10 avril, faisons le choix des jours heureux et du collectif avec le bulletin de Fabien Roussel dans l’urne.