Supprimer Parcoursup : remettre l’humain au centre avec Fabien Roussel

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L’intervention  du président de la République à la clôture de la conférence de France Université a suscité une forte réaction à gauche. 

Même si les tenants et les aboutissants demeurent flous, les propos d’Emmanuel Macron ne trompent pas  : 

“On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants [..] et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde ».  

Le chef de l’Etat propose au mieux d’augmenter les frais d’inscription pour les étudiants et étudiantes ou au pire d’augmenter la place des intérêts privés dans l’enseignement supérieur et la recherche. 

Ces propos ne trompent personne, si ce n’est  la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche qui s’est empressée de faire le service après vente du président en rappelant notamment que le Gouvernement n’avait jamais remis en cause l’accessibilité de l’enseignement supérieur et la Recherche. 

Premièrement, les faits sont têtus et l’intervention d’Emmanuel Macron a bien posé le cadre d’une université à l’américaine. Secondement, un certain nombre de mesures mises en place sous cette mandature ont profondément remis en cause l’accès à l’enseignement supérieur pour toutes et tous. 

Parcoursup arrive dans le haut du panier. A l’inverse de ce que dit la ministre, la plateforme n’a pas remis l’humain au cœur de la procédure. 

Pour Vidal, celles et ceux qui proposent la suppression de Parcoursup se satisfaisaient du système par tirage au sort. S’il s’agit d’un pied de nez fait aux socialistes par la Ministre, cette analyse ne peut pas cibler toute la gauche. 

D’une part, ce gouvernement est responsable d’une mise en place d’une sélection injuste et inégalitaire. Rien que l’année dernière,  Parcoursup a laissé sur le carreau près de 80 000 jeunes qui se sont retrouvés sans affectation et des milliers d’autres dans des filières par défaut ou à l’autre bout du pays. D’autre part, la mandature précédente est autant responsable de cette sélection parce qu’elle n’a pas investi dans l’enseignement supérieur et la recherche. 

Alors oui, il faut remettre l’humain au centre, mais la seule façon d’y parvenir c’est d’y mettre les moyens. 

A gauche, le seul qui le fait c’est Fabien Roussel. En proposant la suppression de Parcoursup, tout en proposant la mise en place d’un revenu pour les étudiants et les étudiantes à hauteur de 850€,  l’embauche d’enseignants et la construction de nouvelles infrastructures, le candidat du parti communiste français à la présidence de la République remet bel et bien les pendules à l’heure.