EDITO : Trois semaines c’est court, cinq ans c’est long

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Dans trois semaines nous connaîtrons les deux finalistes de la présidentielle. Et dans ans cinq semaines, ce sera le tour du nom du nouveau président de la République. La campagne électorale semble toutefois toujours paralysée par les affaires, les petits calculs et les polémiques ridicules de qui soutient qui et qui rencontre qui.

Un million de jeunes sont sans emploi, certains sans formation, d’autres dans une précarité extrême. Certains n’ont pas de papiers et errent dans le pays sans qu’une solution pérenne ne leur soit proposée. D’autres ont des papiers qu’on leur demande plusieurs fois par jour parce qu’ils n’auraient pas le bon teint de peau.

Cinq ans c’est long, encore plus quand on en a 15, 20 ou 25. Encore plus quand on ne sait pas de quoi sera fait l’avenir. L’intérêt pour cette campagne électorale existe parmi les jeunes. Il ne demande qu’à être saisi.  A 20 ans on ne vote pas par calcul, on n’a pas envie d’un vote par résignation.

Aujourd’hui le débat est inexistant. La campagne n’existe qu’à travers le suivi des différentes procédures judiciaires, des petites manœuvres en vue d’une future recomposition politique et la publication de sondages plus ou moins inspirés. Les enjeux sont pourtant énormes.

La vie de millions de français sera impactée par le résultat de ces élections. L’austérité, la préférence nationale, et le reste ne sont pas juste des mots. Appliqués ce seront des terribles réalités qui frapperont durement le quotidien. Il n’est jamais trop tard, trois semaines c’est court, cinq ans c’est long.