Vous avez dit université payante ?

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Dans une tribune parue dans Le Monde au dernier jour de janvier, l’universitaire Isabelle Barth propose d’échelonner les frais de scolarité en fonction des revenus des familles.

Si l’universitaire prétend sortir du débat “université payante versus université gratuite pour toutes et tous” avec une toute autre solution, elle n’en est pas moins hasardeuse.

L’université a déjà un prix pour des milliers d’étudiants et d’étudiantes. La moitié des étudiants et des étudiantes est déjà dans l’obligation de se salarier pour financer ses études au risque de mettre en péril sa réussite !

Un tiers des étudiants et des étudiantes vit sous le seuil de pauvreté et les files d’attentes devant les organismes d’aides alimentaires n’ont pas diminué avec la réouverture des universités.

Logement, restauration universitaire, frais d’inscription, les études ne sont pas gratuites. Le coût des études n’est pas le même pour tout le monde et la crise a accentué les inégalités à l’œuvre dans l’enseignement supérieur.

Proposer une tarification sociale inversée comme le fait Isabelle Barth dans sa tribune ne permet ni de lutter contre ces inégalités ni d’autonomiser les étudiantes et les étudiantes vis-à-vis de leur famille. C’est bien la société toute entière qui doit financer la formation et investir dans sa jeunesse.

Revenu étudiant, embauche et formation d’enseignant, plan de construction de logements universitaires, développement des services publics du CROUS de proximité, construction d’infrastructures universitaires, ce panel de solutions va dans une seule et même perspective : avoir la jeunesse la mieux formée. Et cette perspective est portée par Fabien Roussel, le candidat du PCF à l’élection présidentielle.

L’instauration d’un revenu pour les étudiants et les étudiantes financé par les cotisations sociales avec une part fixe et une part variable en fonction des besoins étudiants et des étudiantes permet à la fois d’autonomiser les jeunes, de sortir du salariat étudiant mais également de rompre la boucle des inégalités.