Fabien Roussel : l’espoir est à gauche

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« Le roussellement », « la rousselada », « la Hype Roussel »… Depuis près de deux semaines, Fabien Roussel est LA personnalité politique qui a le vent en poupe dans cette élection présidentielle. Inconnu il y a encore quelques semaines, Fabien Roussel enchaîne les bons passages médiatiques et surtout permet à la gauche de reprendre des couleurs dans une campagne plus que morose.

Le premier meeting organisé à Marseille a probablement eu un effet dans cette mise en dynamique. 4 000 personnes dans une salle prévue pour 3 000 et parmi elles de nombreux et nombreuses jeunes sont venues écouter le candidat communiste. Sa fraicheur, son dynamisme, son enthousiasme, sa sincérité semblent contagieux dans une campagne politique où les agitateurs de haine ont pignon sur rue à longueur de temps à la télévision. 

Mais il n’y a pas que sur la forme qu’il se distingue d’autres candidats, l’enthousiasme de sa campagne se structure aussi — et surtout – autour d’un discours et d’un programme. Enfin, un candidat parle des premières préoccupations des Français sans avoir un ton misérabiliste. C’est simple depuis que Fabien Roussel est propulsé sur la scène médiatico-politique, on parle de laïcité, liberté d’expression, lutte contre le fondamentalisme religieux, écologie, réindustrialisation, service public et pouvoir d’achat

Certains font leur beurre sur le déclassement et sur la peur, Fabien Roussel assume de parler de jours heureux et du droit au bonheur. Et à vrai dire ça fait du bien d’entendre ces mots. Je fais partie de cette génération à qui on dit depuis le plus jeune âge que les belles années sont derrière nous, qu’il va désormais falloir se serrer la ceinture et que nous n’aurons pas de retraite. À force de l’entendre, on commence à se résigner. Fabien Roussel vient démontrer que les choses ne sont pas inéluctables et que des jours heureux sont possibles. Il montre que l’espoir est à gauche.

Si la dynamique de cette campagne ne peut qu’être saluée, à nous de l’amplifier. Car Fabien Roussel est le seul candidat au-dessus de 5 % dans les sondages à avoir un tel déficit de notoriété. Ce déficit de notoriété représente un potentiel de réserve de voix énorme pour le candidat communiste. À nous de transformer l’essai en faisant connaître Fabien Roussel et son programme politique.

Le connaître c’est voter pour lui. Alors qu’il reste moins de deux mois avant le premier tour, donnons toutes nos forces dans la campagne et créons la surprise le 10 avril au soir.