sorties-cine-de-semaine-17Affiches des films
CULTURE

Les sorties cinéma de la semaine

Cette chronique a pour but de présenter chaque semaine les films qui vont sortir sur grand écran. Les longs-métrages présentés n’ont pas encore été vus en salle mais feront pour certains l’objet de critiques ultérieurement. L’auteure ne fait que donner son avis personnel construit à partir du synopsis et de la bande annonce. Des erreurs de jugement peuvent donc être commises.

MARVEL – Avengers + Guardian of the Galaxy + Black Panther

Avengers: Infinity War

ACTION – “Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.”

Le casting en termes de Super-Héros a de quoi faire baver n’importe quel fan de marvel. Réunis sous une même mission, nous retrouvons les enfants de Stan Lee au complet. En plus des Avengers originaux (Iron Man, Hulk, Black Widow, Captain America, Thor et les autres), nous retrouverons les Gardiens de la galaxie,  Spider Man, le bon docteur Strange et les habitants du Wakanda autour de Black Panther.

Un film d’action qui risque de ne pas être décevant au vu du budget et du fait que Disney ait récemment mis la main sur les studios Marvel, ce qui pose beaucoup de questions mais pas celle des moyens donnés aux productions…

A NE PAS MANQUER

Foxtrot

DRAME – “Michael et Dafna, mariés depuis 30 ans, mènent une vie heureuse à Tel Aviv. Leur fils aîné Yonatan effectue son service militaire sur un poste frontière, en plein désert. Un matin, des soldats sonnent à la porte du foyer familial. Le choc de l’annonce va réveiller chez Michael une blessure profonde, enfouie depuis toujours. Le couple est bouleversé. Les masques tombent.”

Dans un schéma scénaristique plutôt intéressant, Foxtrot aborde le conflit israélo-palestinien sous l’angle de la famille, tout en critiquant les politiques militaires abusives de son pays. Avec un sens du cadre et de la couleur qui montre un vrai travail de mise en scène, Foxtrot joue aussi avec les silences , un peu trop parfois. Mention spéciale au dromadaire

Transit

DRAME – “De nos jours, à Marseille, des réfugiés fuyant les forces d’occupation fascistes rêvent d’embarquer pour l’Amérique. Parmi eux, l’Allemand Georg prend l’identité de l’écrivain Weidel, qui s’est suicidé pour échapper à ses persécuteurs. Il profite de son visa pour tenter de rejoindre le Mexique. Tout change lorsque Georg tombe amoureux de la mystérieuse Marie, en quête désespérée de l’homme qu’elle aime, et sans lequel elle ne partira pas…”  

Un écho évident à l’actualité alors que la loi asile-immigration vient d’être adoptée. Notre gouvernement devrait surement aller plus souvent au cinéma. “Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre” disait Marx, mais Transit ne s’enferme pas dans des contestations alarmantes pour laisser place à un futur possible.

POURQUOI PAS

Land

DRAME/WESTERN – “Land se déroule au Nouveau-Mexique, dans la réserve indienne de Prairie Wolf et ses alentours. C’est l’histoire de trois frères appartenant à la grande famille des DenetClaw. Raymond, l’aîné, est un alcoolique repenti. Il travaille dans une exploitation de gros bétail pour nourrir sa famille. Wesley, le second, côtoie quotidiennement la population blanche aux abords de la réserve, surtout Sally, propriétaire d’un bar où il boit tous les jours. Floyd, le plus jeune de la fratrie, se bat sur le front afghan. Alors qu’un officier de l’armée américaine annonce à la famille la mort de Floyd, Wesley est passé à tabac par une bande de jeunes et tombe dans le coma. Raymond décide de le venger.”

Le sujet abordé est rare, la forme proposée est intéressante. C’est un western moderne au rythme lent, proche du documentaire qui s’ancre dans la réalité . L’exercice le rend plus difficile que les chevaux sont remplacés par des pick-up.

Une femme heureuse

DRAME – “Tara est une jeune mère qui vit dans la banlieue de Londres. Femme au foyer, elle passe ses journées à s’occuper de ses enfants, de la maison et à attendre le retour de son mari le soir. Cette vie calme et rangée lui pèse de plus en plus, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus supporter sa situation. Elle commence à se promener dans Londres, redécouvre le plaisir de s’acheter des livres, et songe à suivre des cours d’art. Son mari Mark, qui travaille dur chaque jour, ne comprend pas ses nouvelles envies. Tara prendra sur elle jusqu’au jour où, acculée, elle pensera à changer de vie.”

Le quotidien d’une femme emprisonnée dans sa vie famille, essayant de s’éloigner d’un mari violent. Ce film raconte les volontés d’émancipation de la femme sur fond de mélodrame. Si la performance de Gemma Arterton est à saluer on espère que le film ne va pas tomber dans l’eau de rose pour un sujet aussi sérieux et important à traiter.

JE VOUS DECONSEILLE

Amoureux de ma femme

COMEDIE DRAMATIQUE – “Daniel est très amoureux de sa femme, mais il a beaucoup d’imagination et un meilleur ami parfois encombrant. Lorsque celui-ci insiste pour un diner “entre couples” afin de lui présenter sa toute nouvelle, et très belle, amie, Daniel se retrouve coincé entre son épouse qui le connaît par coeur et des rêves qui le surprennent lui-même.”

Amoureux de ma femme c’est un casting 5 étoiles (Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, Sandrine Kiberlain), là pour faire joli sur l’affiche et vendre, pour derrière pas grand chose. Il est toujours difficile d’adapter du théâtre au cinéma, et ici Daniel Auteuil ne réussit pas l’exercice. En plus d’un scénario quelque peu inintéressant où la femme est encore vue comme un objet sexuel, la mise en scène est bâclée et lourde.

Les Municipaux, ces héros

COMEDIE – “Port Vendres est un port magnifique situé en Catalogne française… Magnifique et tellement français : un maire bling-bling et des employés municipaux toujours à fond !À fond dans les acquis sociaux, à fond contre les cadences infernales, à fond… dans la déconne… celle qui fait qu’on les aime… Et si de plus ils deviennent des héros alors il n’y a plus aucune raison de ne pas s’inscrire à ce voyage dans la vraie vie.”

A peu près dôle il y a 30 ans, les chevaliers du fiel ont re-expérimenté le cinéma 4  ans après le flop de “Repas de famille”. Comme on dit “jamais deux sans trois” on espère qu’ils ne vont pas tenter un troisième film. Ce serait mauvais pour l’humour et le cinéma.

Comme des garçons

COMEDIE – “Reims, 1969. Paul Coutard, séducteur invétéré et journaliste sportif au quotidien Le Champenois, décide d’organiser un match de football féminin pour défier son directeur lors de la kermesse annuelle du journal. Sa meilleure ennemie, Emmanuelle Bruno, secrétaire de direction, se retrouve obligée de l’assister. Sans le savoir, ils vont se lancer ensemble dans la création de la première équipe féminine de football de France.”

Le sujet qui était intéressant est la seule chose qui sauve le film. On en apprend plus sur la création de la première équipe de football féminine en France. Seulement, les acteurs ne sont pas convaincants, voir mauvais – surtout Max Boublil. Les dialogues sont lourds et le film convenu. Ce qui aurait pu être une intéressante chronique sur la place des femmes dans le sport ne devient qu’une banale comédie française ratée.